Les passagers qui ont survécu à la collision catastrophique survenue à l’aéroport LaGuardia décrivent aujourd’hui les derniers instants avant l’impact, soulignant que les actions de l’équipage ont été décisives pour éviter une tragédie encore plus grave. Alors que les enquêtes commencent à faire la lumière sur le déroulement de l’incident, l’attention s’est tournée vers les deux pilotes qui ont perdu la vie en tentant de maîtriser l’appareil.
Leur réaction dans les dernières secondes a conduit de nombreux passagers à les qualifier de héros, leurs témoignages mettant en avant des décisions rapides et des manœuvres de dernière minute qui auraient pu réduire la gravité de l’accident et, au final, sauver des dizaines de vies.
Les actions des deux pilotes
Les passagers du vol Air Canada impliqué dans l’accident mortel survenu à l’aéroport LaGuardia de New York ont commencé à livrer des témoignages détaillés sur les instants qui ont précédé le crash, soulignant tous que les actions des deux pilotes ont été décisives pour sauver des vies. Les survivants ont décrit un changement soudain dans la trajectoire de l’appareil juste avant l’impact, laissant supposer une tentative de réduire la vitesse et de maîtriser la situation. Un passager a déclaré :
« Je ne serais pas là si le pilote n’avait pas réagi rapidement. »
Ces témoignages ont rapidement façonné le récit entourant la tragédie, beaucoup qualifiant les dernières actions des pilotes d’héroïques dans des conditions de pression extrême.
Autorisé simultanément
L’incident s’est produit tard dans la soirée du 22 mars alors que le vol 8646 d’Air Canada Express, un CRJ-900 exploité par Jazz Aviation, achevait sa descente vers l’aéroport LaGuardia après avoir décollé de Montréal. Selon les premiers rapports, l’avion avait reçu l’autorisation d’atterrir tandis qu’un véhicule de l’Autorité portuaire était simultanément autorisé à traverser la même piste.
Dans les dernières secondes, le contrôle aérien a tenté d’arrêter le véhicule, mais le délai s’est avéré insuffisant. L’avion a percuté le véhicule à l’atterrissage, provoquant une violente collision qui a causé d’importants dommages structurels à l’avant de l’appareil et semé immédiatement le chaos à l’intérieur de la cabine.
Manœuvres de dernière minute
Les survivants ont décrit une succession de manœuvres rapides effectuées depuis le cockpit alors que la situation devenait critique. Un passager a expliqué :
« Je suis convaincu que ces deux pilotes, qui ont malheureusement perdu la vie, ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour arrêter l’avion et le ralentir à la toute dernière minute », ajoutant :
« Ils méritent tout le crédit d’avoir été des héros ce jour-là. »
Les spécialistes de l’aviation soulignent que de telles manœuvres de dernière minute, notamment le freinage et les ajustements de poussée, peuvent influencer considérablement la violence de l’impact, ce qui corrobore les témoignages des personnes à bord qui ont ressenti une décélération notable avant le crash.
Héros
D’autres témoignages ont conforté l’idée selon laquelle les pilotes ont tout mis en œuvre pour éviter une issue plus catastrophique.
« Quelqu’un a dit que le pilote avait essayé d’inverser la poussée à la dernière seconde. Honnêtement, ils nous ont probablement sauvé la vie », a déclaré un autre voyageur sur le réseau social Reddit.
« J’aimerais pouvoir dire à leurs familles à quel point je leur suis reconnaissant. Ce sont des héros », a-t-il ajouté.
Ces commentaires ont largement circulé en ligne, contribuant à un consensus croissant selon lequel la réaction de l’équipage, bien qu’elle n’ait finalement pas pu empêcher le crash, a joué un rôle crucial dans la limitation du nombre de victimes parmi les passagers et le personnel de cabine.
En quelques minutes
L’accident a coûté la vie aux deux pilotes, tandis que des dizaines de passagers ont été blessés, certains légèrement, d’autres gravement. Les services d’urgence sont intervenus en quelques minutes pour évacuer les survivants et sécuriser l’épave, tandis que les autorités fermaient certaines zones de l’aéroport.
Les enquêteurs ont depuis commencé à analyser les communications du contrôle aérien, les procédures sur piste et les données de l’appareil afin de déterminer comment deux autorisations distinctes ont pu être délivrées simultanément. L’accent reste mis sur l’identification des défaillances systémiques, car les premières indications suggèrent que la séquence des événements a impliqué plusieurs défaillances plutôt qu’une seule erreur ponctuelle.
Une affaire risquée
Les dirigeants politiques ont réagi rapidement à cette tragédie, soulignant à la fois l’ampleur de l’accident et le comportement de l’équipage.
Donald Trump a qualifié l’accident de « terrible » et a déclaré :
« C’est un métier dangereux », tandis que le Premier ministre canadien Mark Carney a qualifié l’événement de « profondément attristant » et a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Alors que l’enquête se poursuit, les témoignages des passagers ont placé les pilotes au centre de l’affaire, beaucoup insistant sur le fait que leurs décisions finales ont empêché une catastrophe bien plus grave et permis à des dizaines de personnes de survivre à ce qui aurait pu être un accident bien plus meurtrier.