Québec 2026: Le grand sprint est lancé!

Québec 2026: Le grand sprint est lancé!
Crédit: Facebook/PSPP
  • 908 candidats prennent le départ.
  • Les bulletins ne seront pas tous pareils.
  • Certaines circonscriptions affichent de gros écarts.
  • Les générations se côtoient dans la course.
  • Le dépouillement changera complètement les chiffres.

908 noms. 127 circonscriptions. Et une moyenne de sept candidats par bulletin.

Cette fois, les chiffres de Québec 2026 donnent une drôle de dimension à la campagne. La période de mise en candidature est terminée et Élections Québec confirme que 908 personnes tenteront de se faire élire le 5 octobre. C'est 28 candidatures de plus qu'en 2022, alors que 880 personnes avaient pris part à la course, mais 32 de moins qu'en 2018, où 940 candidatures avaient été enregistrées.

Dans les faits, la moyenne exacte tourne autour de 7,1 candidatures par circonscription. Mais cette moyenne cache de sacrés écarts.

À Verdun, les électeurs auront droit au bulletin le plus fourni de la province avec 13 candidatures. Sainte-Marie–Saint-Jacques suit avec 12, tandis que Laurier-Dorion en compte 11. Une dizaine de circonscriptions affichent aussi dix candidatures, notamment Hochelaga-Maisonneuve, Jean-Lesage, Mercier, Sherbrooke et Viau.

À l'autre bout du spectre, certaines circonscriptions n'en comptent que cinq.

Autrement dit, pour certains électeurs, choisir son candidat demandera quelques secondes. Pour d'autres, il faudra presque lire le bulletin comme un menu.

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908 candidats, une campagne loin d'être uniforme

Les cinq grandes formations présentent chacune un candidat dans les 127 circonscriptions. Cela représente déjà 635 candidatures à elles seules. Mais autour de ces cinq formations gravitent une foule d'autres partis, auxquels s'ajoutent 19 candidatures indépendantes.

Climat Québec compte 52 candidatures, le Parti nul 38, le Parti vert du Québec 37, le Parti canadien du Québec 29 et Démocratie directe 28. Présence Québec en compte 18, alors que le Parti marxiste-léniniste du Québec en présente 12. D'autres formations n'ont que quelques candidats sur le territoire.

Le paysage électoral est donc beaucoup plus vaste que les cinq visages qui dominent quotidiennement la campagne.

Et derrière ces 908 noms, il y a aussi une question de génération. L'âge moyen des candidats est de 47 ans. Le groupe le plus nombreux est celui des 40 à 49 ans, avec 253 candidatures, soit 28% du total. Les 50 à 59 ans suivent avec 215 candidats.

Les plus jeunes ne sont toutefois pas absents. Ils sont 116 à avoir entre 18 et 29 ans, soit 13% des candidatures. À l'autre extrémité, 162 candidats ont 60 ans ou plus.

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Près de quatre candidats sur dix sont des candidates

La répartition hommes-femmes donne elle aussi un chiffre intéressant. Sur les 908 candidatures, 387 sont féminines, ce qui représente 42,6%. C'est pratiquement le même niveau qu'en 2022, alors que les femmes représentaient 43,2% des candidatures.

Chez les cinq principales formations, les proportions varient toutefois beaucoup. Québec solidaire compte 75 candidates sur 127, soit 59%. La CAQ en compte 69, pour 54%, tandis que le Parti québécois en présente 58, soit 46%. Le Parti libéral du Québec en compte 55, pour 43%. Au Parti conservateur du Québec, elles sont 34, soit 27%.

Et pendant que les bulletins se remplissent, un autre chiffre mérite d'être gardé en tête. Les électeurs devront faire leur choix parmi 908 personnes, mais seulement 125 sièges sont en jeu à l'Assemblée nationale.

Ils seront 908 à prendre le départ, mais seulement 125 pourront franchir la ligne d'arrivée. Le 5 octobre, au dépouillement, on saura enfin qui avait vraiment les jambes pour tenir la distance.