Trump décide de bloquer lui-même le détroit d’Ormuz après l’échec des pourparlers de paix avec l’Iran
Les États-Unis ont mis en place un blocus du détroit d'Ormuz à la suite de l'échec des pourparlers de paix entre Washington et Téhéran, marquant ainsi une escalade significative des tensions dans l'une des voies navigables les plus stratégiques au monde. Cette décision a été confirmée directement par Donald Trump dans un message publié sur Truth Social, dans lequel il a précisé le calendrier et l'ampleur de l'opération.
Il a écrit :
« Les États-Unis bloqueront les navires entrant ou sortant des ports iraniens le 13 avril à 10 h 00 (heure de l'Est). Merci de votre attention à ce sujet ! Le président DJT ». Cette annonce a immédiatement suscité des inquiétudes parmi les marchés mondiaux et les analystes de sécurité, compte tenu du rôle du détroit en tant que point d'étranglement crucial pour les expéditions mondiales de pétrole.

Le détroit d'Ormuz, situé entre l'Iran et Oman, achemine environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole, ce qui fait de toute perturbation un enjeu économique mondial.
La décision des États-Unis de mettre en place un blocus fait suite à plusieurs semaines de détérioration des efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions avec l'Iran. Les responsables avaient précédemment indiqué que des négociations étaient en cours, mais aucun accord n'a été conclu. L'échec de ces pourparlers semble avoir déclenché un virage vers une pression militaire et économique directe, Washington cherchant désormais à contrôler l'accès maritime aux ports iraniens dans le cadre d'une stratégie plus large.
« Nous ne soutenons pas le blocus. »
– Keir Starmer, Premier ministre britannique
Dans un deuxième message sur Truth Social, Trump a durci son discours, adressant un avertissement direct à l'Iran concernant toute réponse potentielle au blocus. Il a écrit : « La marine iranienne gît au fond de la mer, complètement anéantie – 158 navires. Ce que nous n'avons pas touché, ce sont leurs quelques navires qu'ils appellent des « navires d'attaque rapide », car nous ne les considérions pas comme une menace sérieuse.
Avertissement : si l'un de ces navires s'approche ne serait-ce qu'un peu de notre BLOCAGE, il sera immédiatement ÉLIMINÉ, à l'aide du même système de destruction que celui que nous utilisons contre les trafiquants de drogue sur les bateaux en mer. C'est rapide et brutal. P.S. : 98,2 % des drogues entrant aux États-Unis par voie maritime ont été ARRÊTÉES ! »

Les responsables iraniens ont réagi rapidement, condamnant l'action américaine comme un acte d'agression illégal et mettant en garde contre de graves conséquences si le blocus était mis en œuvre.
Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré :
« Toute tentative de bloquer les ports iraniens ou d'entraver la liberté de navigation dans la région se heurtera à une réponse ferme et décisive. »
Les responsables militaires iraniens ont également indiqué que leurs forces navales restaient opérationnelles et capables de défendre les eaux territoriales, rejetant l'affirmation de Trump selon laquelle la marine du pays avait été en grande partie détruite. Téhéran a toujours considéré le détroit d'Ormuz comme un intérêt national vital et a averti à plusieurs reprises qu'il pourrait prendre des mesures de rétorsion si son accès était menacé.

Le blocus américain a également mis en évidence des divisions croissantes parmi les alliés occidentaux, plusieurs pays refusant publiquement de prendre part à l'opération. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a clairement indiqué que le Royaume-Uni ne soutiendrait pas cette initiative, déclarant :
« Nous ne soutenons pas le blocus ».
Il a souligné que la priorité de Londres restait de maintenir le détroit d'Ormuz ouvert plutôt que d'en restreindre l'accès, ajoutant que les efforts étaient « axés, de notre point de vue, sur la réouverture totale du détroit ».
Sa position reflète des inquiétudes plus larges au sein de l'Europe selon lesquelles la participation au blocus pourrait aggraver le conflit plutôt que de le contenir. Les responsables britanniques ont plutôt insisté sur l'importance de préserver la liberté de navigation et de rechercher des solutions diplomatiques.
«Avertissement : si l'un de ces navires s'approche de notre BLOCUS, il sera immédiatement ÉLIMINÉ, à l'aide du même système de destruction que celui que nous utilisons contre les trafiquants de drogue en mer.»
– Donald Trump, président des États-Unis, sur Truth Social
D'autres alliés des États-Unis ont adopté des positions similaires, se distanciant de la stratégie de Trump et manifestant leur réticence à être entraînés dans une confrontation plus large avec l'Iran. La France a également refusé de se joindre au blocus, tandis que plusieurs pays de l'OTAN et partenaires ont résisté aux appels précédents de Washington visant à déployer des moyens navals dans la région. Certains gouvernements ont fait valoir que l'absence de cadre juridique clair et d'objectif stratégique rendait la participation risquée, tandis que d'autres ont mis l'accent sur les préoccupations économiques liées aux marchés énergétiques mondiaux. La liste croissante des refus met en évidence une fracture émergente au sein de l'alliance occidentale, alors que les pays évaluent leur soutien aux États-Unis par rapport aux risques d'une nouvelle escalade dans le Golfe.
