- Le PQ conserve son avance dans les sondages.
- Un groupe d'électeurs résiste toutefois à PSPP.
- La CAQ demeure forte chez les 65 ans et plus.
- L'écart entre les deux partis reste serré.
- PSPP devra élargir sa coalition pour gagner.
Le Parti québécois mène la course, mais Paul St-Pierre Plamondon n'a pas encore transformé cette avance en victoire assurée. Et dans une campagne où quelques points peuvent faire basculer des circonscriptions, un groupe d'électeurs attire particulièrement l'attention.
Le sondage Pallas Data réalisé à la fin août place le PQ à 29%, devant la CAQ à 24%, le PLQ à 22%, le PCQ à 16% et QS à 9%. Le PQ conserve donc une avance intéressante, mais le portrait change lorsqu'on regarde certains groupes d'électeurs.
Chez les 65 ans et plus, la CAQ demeure notamment très compétitive. Selon les données de Pallas Data, elle obtient 34% des intentions de vote dans ce groupe, contre 31% pour le PQ.
L'écart n'est pas énorme, mais il révèle une zone où PSPP n'est pas en tête. Et à moins d'un mois du scrutin, ce genre de résistance pourrait compter lourd.
Un électorat que PSPP doit convaincre
Les 65 ans et plus ne constituent évidemment pas un bloc uniforme. Mais leur poids électoral en fait une clientèle politique que tous les partis cherchent à séduire.
Pour le PQ, l'enjeu est d'autant plus intéressant que son projet politique comporte une dimension nationale qui ne fait pas consensus. PSPP doit donc réussir à faire de son parti un choix qui dépasse la seule question de la souveraineté. Santé, pouvoir d'achat, services publics, économie et stabilité peuvent devenir des arguments particulièrement importants pour aller chercher

L'avance du PQ ne règle pas tout
Le PQ peut regarder les sondages avec confiance, mais certainement pas avec confort.
Son avance provinciale est réelle, mais elle ne signifie pas que tous les groupes d'électeurs sont déjà acquis. Le portrait des 65 ans et plus rappelle justement à PSPP qu'une campagne électorale se gagne aussi dans les segments où le parti n'est pas premier.
La question devient donc assez simple: PSPP peut-il élargir suffisamment sa coalition pour transformer son avance actuelle en majorité de circonscriptions?
La réponse pourrait se jouer, en partie, auprès de ces électeurs que la CAQ n'a pas encore laissés partir.
