Trump accuse le pape de «mettre en danger de nombreux catholiques»

Trump accuse le pape de «mettre en danger de nombreux catholiques»
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Trump ne semble pas disposé à apaiser les tensions avec le pape, renouvelant ses critiques dans une nouvelle série de déclarations qui ont encore exacerbé une querelle déjà publique. Dans ses derniers propos, le président s'en est de nouveau pris au chef de l'Église catholique, l'accusant de « mettre les catholiques en danger », alors que les désaccords concernant la guerre menée par les États-Unis en Iran ne cessent de s'aggraver. S'exprimant lors d'une interview avec un animateur de radio conservateur, Trump a réitéré ses critiques antérieures et présenté la position du pape comme étant en décalage avec les intérêts nationaux américains, intensifiant ainsi un différend qui est passé de plus en plus de divergences politiques à des attaques personnelles.

Au cours de l'interview, Trump a vivement critiqué la position du pape sur l'Iran, suggérant que le souverain pontife minimisait la menace que représentent les ambitions nucléaires de Téhéran.

Il a déclaré à l'animateur que le pape « préférait parler du fait qu'il est acceptable que l'Iran dispose d'une arme nucléaire », avant d'ajouter :

« Je ne pense pas que ce soit très bien. » Cette affirmation contredit les déclarations publiques du Vatican, qui s'est toujours opposé à la prolifération nucléaire. Trump a néanmoins utilisé cet argument pour justifier sa critique plus générale, affirmant que de telles positions pourraient avoir des conséquences dangereuses pour les catholiques et d'autres personnes à travers le monde.

« Dieu n'écoute pas les prières de ceux qui font la guerre. »

– Pape Léon XIV

Trump est allé plus loin, accusant directement le pape de mettre des vies en danger, en déclarant :

« Je pense qu'il met en danger beaucoup de catholiques et beaucoup de gens. » Ces commentaires ont marqué l'une de ses attaques les plus directes à ce jour contre le chef religieux, qui a appelé à plusieurs reprises à la retenue et à la désescalade dans le conflit au Moyen-Orient.

Le président a conclu ses remarques en réitérant son affirmation concernant la position du pape, déclarant :

« Mais j'imagine que si cela ne tenait qu'au pape. »

« Il pense qu'il n'y a aucun problème à ce que l'Iran dispose de l'arme nucléaire. »

Ces déclarations ont renforcé le fossé grandissant entre l'administration et le Vatican.

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Les origines de ce différend remontent à la fin du mois de mars, lorsque le pape Léon XIV a publiquement critiqué la justification morale de la guerre en réponse à la frappe américaine contre l'Iran. Le 29 mars, le pape a déclaré que « Dieu n'écoute pas les prières de ceux qui font la guerre », une remarque largement interprétée comme une réprimande directe à l'égard de la rhétorique de l'administration. Cette critique est intervenue après que des responsables américains eurent en partie justifié l'action militaire par un discours religieux, notamment en invoquant le soutien divin, ce qui a suscité l'inquiétude du Vatican quant au cadre éthique du conflit.

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Les tensions se sont encore intensifiées début avril, alors que le pape continuait de condamner les conséquences potentielles d'une escalade militaire. Le 7 avril, il a qualifié d'« inacceptables » les menaces de détruire toute une « civilisation », tandis que dans un sermon prononcé lors de la veillée pascale du 11 avril, il a mis en garde contre ce qu'il a appelé « l'idolâtrie de soi ».

Trump a répondu le 12 avril sur Truth Social, qualifiant le pape de « FAIBLE face à la criminalité » et de « désastreux en matière de politique étrangère ». Cet échange a mis en évidence la rapidité avec laquelle le désaccord s'était transformé en une confrontation directe entre les deux personnalités, tant sur le plan politique que sur celui de l'autorité morale.

« Je pense qu'il met en danger beaucoup de catholiques et beaucoup de gens. »

– Donald Trump, président des États-Unis

Le différend a semblé atteindre un nouveau paroxysme le 13 avril, lorsque le pape Léon XIV a déclaré qu'il n'avait « aucune crainte » de l'administration, soulignant la nécessité de prendre la parole au nom des civils touchés par le conflit. Ses propos ont mis en évidence l'attention constante portée par le Vatican aux préoccupations humanitaires et à la protection des vies innocentes.

Comme le montrent les derniers commentaires de Trump, cependant, le conflit reste entier, les deux parties conservant des points de vue diamétralement opposés sur la guerre en Iran et le rôle plus large du leadership moral en période de crise internationale.

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