Selon Axios et d'autres médias, l'Iran aurait rejeté une proposition en 15 points présentée par Donald Trump et son administration visant à mettre fin au conflit en cours. Ce plan, qui définissait un cadre général pour apaiser les tensions, a été rejeté sans ambages par Téhéran.
Une source citée par Al Jazeera a qualifié la proposition d'« extrêmement maximaliste et déraisonnable », reflétant ce que les responsables iraniens considèrent comme des exigences inacceptables. Ce rejet marque un revers important dans les efforts diplomatiques, alors que les tensions dans la région restent vives et que les perspectives d'une résolution négociée semblent de plus en plus incertaines.

Ce refus intervient dans un contexte de rhétorique exacerbée de la part des responsables iraniens, qui ont adressé des avertissements directs à Washington concernant une nouvelle escalade. Téhéran a mis en garde les États-Unis contre une implication plus profonde dans un conflit qu'il présente comme motivé par les objectifs israéliens liés au Premier ministre Benjamin Netanyahu, soulignant les enjeux géopolitiques plus larges qui entourent la situation. Les dirigeants iraniens ont toujours présenté la crise comme influencée par des pressions extérieures, notamment de la part d'Israël, tout en soulignant que toute implication militaire supplémentaire des États-Unis risquerait de déclencher une confrontation plus large dans toute la région.
« J'AI LE PLAISIR D'ANNONCER QUE LES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ET L'IRAN ONT EU, AU COURS DES DEUX DERNIERS JOURS, DES DISCUSSIONS TRÈS FRUCTUEUSES ET PRODUCTIVES CONCERNANT UNE RÉSOLUTION COMPLÈTE ET TOTALE DE NOS HOSTILITÉS AU MOYEN-ORIENT. »
– Donald Trump, président des États-Unis, sur Truth Social
Dans le même temps, le dispositif militaire au Moyen-Orient a continué d'évoluer, les États-Unis ayant déployé environ 1 000 soldats de la 82e division aéroportée dans la région. Ce mouvement, qualifié de « préventif » par les responsables américains, a été suivi de près par l'Iran, selon de nombreux rapports. Les autorités iraniennes suivraient ces déploiements avec attention, les considérant comme un indicateur potentiel d'une escalade imminente. Cette présence militaire renforcée a encore intensifié un environnement déjà instable, les deux parties se montrant prêtes à agir tout en évitant pour l'instant tout engagement direct.

Le rejet de ce plan fait également suite à des discours contradictoires concernant les récents échanges diplomatiques entre Washington et Téhéran. Quelques jours plus tôt, Donald Trump avait affirmé que des progrès étaient réalisés dans les négociations, en publiant sur Truth Social :
« J'AI LE PLAISIR D'ANNONCER QUE LES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ET L'IRAN ONT EU, AU COURS DES DEUX DERNIERS JOURS, DES DISCUSSIONS TRÈS FRUCTUEUSES ET PRODUCTIVES CONCERNANT UNE RÉSOLUTION COMPLÈTE ET TOTALE DE NOS HOSTILITÉS AU MOYEN-ORIENT. COMMISANT SUR LA TENUE ET LE TON DE CES DISCUSSIONS APPROFONDIES, DÉTAILLÉES ET CONSTRUCTIVES, QUI SE POURSUIVRONT TOUT AU LONG DE LA SEMAINE, J'AI DONNÉ ORDRE AU MINISTÈRE DE LA GUERRE DE REPORTER TOUTES LES FRAPPES MILITAIRES CONTRE LES CENTRALES ÉLECTRIQUES ET LES INFRASTRUCTURES ÉNERGÉTIQUES IRANIENNES POUR UNE PÉRIODE DE CINQ JOURS, SOUS RÉSERVE DU SUCCÈS DES RÉUNIONS ET DES DISCUSSIONS EN COURS. »

Cependant, les responsables iraniens ont nié qu'il y ait eu de telles discussions productives, contredisant ainsi la description de la situation faite par Trump. Selon des déclarations relayées par les médias affiliés à l'État, Téhéran a affirmé qu'aucune négociation significative n'avait eu lieu et que la description des pourparlers faite par les États-Unis était trompeuse. Cette divergence de récits a encore compliqué les efforts diplomatiques, les deux parties présentant des versions radicalement différentes d'une même séquence d'événements, ce qui soulève des doutes quant à l'existence d'un canal de négociation viable à ce stade.

Alors que la situation continue d'évoluer, les analystes préviennent que la combinaison d'une diplomatie infructueuse, d'une escalade rhétorique et d'une présence militaire accrue pourrait pousser la région vers un conflit plus large. L'Iran rejetant la proposition américaine et signalant son refus d'accepter les conditions actuelles, et Washington maintenant la pression par des moyens tant politiques que militaires, le risque d'erreur d'appréciation reste élevé. Les prochains jours devraient être décisifs pour déterminer si les tensions peuvent être contenues ou si l'impasse actuelle va dégénérer en une confrontation plus directe.

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