Trump menace les alliés des USA et prédit un avenir «très sombre» s’il n’obtient pas ce qu’il veut
Le président Donald Trump a averti les alliés de l’OTAN qu’ils risquaient de connaître un avenir « très sombre » s’ils refusaient de soutenir les efforts américains visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, ce corridor pétrolier stratégique au cœur du conflit qui s’intensifie avec l’Iran.
Cet avertissement fait suite au refus de plusieurs pays de répondre à la demande de Washington de déployer des forces navales pour protéger la navigation dans le Golfe, après les frappes américaines et israéliennes contre des cibles iraniennes et les menaces de Téhéran à l’encontre du trafic de pétroliers. Alors que les tensions montent et que les marchés énergétiques mondiaux sont sur les dents, ce différend met en évidence les divisions au sein de l’alliance de l’OTAN, les gouvernements débattant de l’opportunité de se joindre aux opérations militaires américaines dans l’une des régions les plus instables du monde.
Un avenir «très sombre»
Donald Trump a averti que l’OTAN pourrait connaître un avenir « très sombre » si les alliés refusaient de soutenir les efforts américains visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, l’un des principaux couloirs de transport pétrolier au monde.
Ces propos font suite à la demande adressée par Trump à plusieurs gouvernements alliés de fournir des forces navales pour aider à protéger le trafic de pétroliers, suite à l’escalade des tensions dans le Golfe pendant le conflit opposant l’Iran, Israël et les États-Unis. S’adressant aux journalistes à la Maison-Blanche, Trump a critiqué les membres de l’OTAN qui ont hésité à participer à la mission.
« S’ils ne nous aident pas dans le détroit d’Ormuz, ils vont connaître un avenir très sombre au sein de l’OTAN », a déclaré Trump.
Le détroit d'Ormuz
Cette demande de soutien aux alliés intervient alors que les tensions dans la région ne cessent de s’intensifier depuis que des frappes américaines et israéliennes ont visé des infrastructures militaires iraniennes.
L’Iran a riposté par des attaques de missiles et de drones dans toute la région et a averti que les navires liés aux États-Unis, à Israël et à leurs alliés pourraient être pris pour cible. Les responsables militaires iraniens ont également menacé de perturber le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, le passage étroit reliant le golfe Persique aux marchés énergétiques mondiaux. Cette voie navigable achemine environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, ce qui fait de sa sécurité une préoccupation majeure pour les gouvernements et les marchés énergétiques du monde entier.
L'opération
Malgré la demande de Washington, plusieurs alliés européens ont fait part de leur réticence à déployer des forces navales dans la région. Des responsables allemands ont déclaré que Berlin ne considérait pas cette opération comme relevant de la responsabilité de l’OTAN.
Un haut responsable du gouvernement allemand a déclaré que le conflit dans le Golfe n’était « pas la guerre de l’OTAN » et a souligné que l’Allemagne soutenait les efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions plutôt que d’étendre son engagement militaire.
Cette réponse reflète une réticence plus générale parmi certains membres de l’OTAN à s’impliquer directement dans un conflit qui a débuté après les attaques américaines et israéliennes contre des cibles iraniennes au début de l’année.
Attention
D’autres gouvernements alliés ont également fait part de leur prudence quant à l’envoi de forces militaires dans la région. Des responsables de plusieurs capitales européennes ont déclaré qu’ils restaient préoccupés par le risque d’escalade et par la possibilité que des déploiements navals entraînent d’autres pays dans le conflit.
Des diplomates des pays de l’OTAN ont souligné que la protection du transport maritime international restait importante, mais ont fait valoir que toute réponse devait être soigneusement coordonnée afin d’éviter d’étendre le conflit.
Certains gouvernements se sont plutôt concentrés sur les voies diplomatiques et les mesures économiques visant à stabiliser la situation dans le Golfe.
Menaces potentielles
Les États-Unis ont déjà renforcé leur présence navale dans la région dans le cadre des efforts visant à dissuader l’Iran de mener des attaques contre le trafic maritime. Des navires de guerre américains ont été déployés pour escorter les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz et surveiller les menaces potentielles liées aux mines, aux drones et aux systèmes de missiles.
Selon des responsables américains, cette mission vise à garantir la poursuite du commerce international malgré le conflit en cours. Les commandants militaires ont averti que cette voie navigable étroite restait vulnérable à des perturbations en raison de sa géographie et de la proximité des forces iraniennes stationnées le long de la côte.
Tensions croissantes
L’avertissement de Trump concernant l’avenir de l’OTAN met en évidence les tensions croissantes entre Washington et certains de ses alliés quant à l’orientation du conflit.
Le président a fait valoir que les pays qui bénéficient de voies commerciales mondiales sécurisées devraient contribuer davantage à leur protection. « Ils utilisent tous le pétrole qui transite par ce détroit », a déclaré Trump, défendant sa demande de soutien des alliés.
« S’ils ne nous aident pas, la situation va devenir très sombre pour l’OTAN. »
Ses propos mettent en évidence les tensions diplomatiques qui émergent au sein de l’alliance, alors que les gouvernements débattent de la mesure dans laquelle ils sont prêts à soutenir les opérations américaines dans le Golfe.