George Clooney s’en prend directement aux États-Unis sous la présidence de Donald Trump, qualifiant le gouvernement actuel de « kakistocratie » dirigée par « les personnes les moins qualifiées ». S’exprimant lors du Festival du film de Venise, l’acteur a dénoncé ce qu’il considère comme une culture inquiétante de cruauté et de leadership incompétent à Washington. Malgré ce bilan cinglant, Clooney est resté optimiste, affirmant que le système démocratique américain est capable, à terme, de se corriger et que « nous allons surmonter cette épreuve ».
Clooney s'en prend à l'Amérique de Trump
George Clooney a dressé un bilan cinglant des États-Unis sous Donald Trump lors d’une conférence de presse au Festival du cinéma de Venise. Interrogé sur le climat politique du pays, l’acteur et militant démocrate de longue date a utilisé un terme inhabituellement sévère pour décrire l’administration actuelle, affirmant que les États-Unis pourraient bien connaître actuellement ce qu’on appelle une « kakistocratie ».
« Les personnes les moins qualifiées »
Clooney a expliqué précisément ce qu’il entendait par cette description remarquable. « Il existe un mot formidable : la kakistocratie, c’est-à-dire un pays dirigé par les personnes les moins qualifiées. Je pense que nous vivons peut-être actuellement une kakistocratie, mais nous allons surmonter cette épreuve. » Ce terme désigne généralement un système gouverné par les pires individus ou ceux qui sont les moins qualifiés.
Clooney continue de croire que les États-Unis vont se redresser
Bien qu’il ait sévèrement critiqué ceux qui dirigent actuellement Washington, Clooney s’est abstenu de présenter la situation des États-Unis comme irréversible. Sa déclaration selon laquelle « nous allons surmonter cela » reflétait sa confiance inébranlable dans les institutions démocratiques du pays. Clooney a mis en avant les élections et le système américain de freins et contrepoids comme des mécanismes capables, à terme, de corriger les excès politiques.
La polémique autour de Hegseth fait son entrée dans le débat
Une partie des critiques de Clooney visait le ministre de la Défense Pete Hegseth et une polémique sur les réseaux sociaux impliquant des cadets canadiens. Hegseth avait partagé une image liée au Centre de formation des cadets de Vernon, en Colombie-Britannique, sur laquelle on voyait une cadette et un instructeur recevant une récompense, en accompagnant la capture d’écran d’une remarque entre parenthèses : « (c’est vrai) ».
Accusations de moqueries à l'encontre de jeunes cadets
Cette publication a suscité de nombreuses critiques et des accusations selon lesquelles un haut responsable américain de la Défense se moquait de jeunes participants liés au programme des cadets d’un pays allié ou les humiliait en raison de leur apparence physique. George Clooney a considéré cet épisode comme allant bien au-delà d’une simple publication provocatrice sur les réseaux sociaux, le citant comme un exemple de ce qu’il considère comme une normalisation inquiétante de l’humiliation et de la cruauté dans la politique contemporaine.
Une question plus générale de décence
Pour Clooney, cette polémique a soulevé des questions quant aux normes attendues de la part des responsables occupant certaines des fonctions les plus influentes des États-Unis. Ses critiques allaient au-delà des divergences politiques avec l’administration Trump pour porter sur le comportement de ceux qui représentent les États-Unis. Il a exprimé sa consternation face à un climat politique dans lequel la cruauté et la méchanceté délibérée peuvent de plus en plus devenir un divertissement public.
Clooney a également interpellé les démocrates
La volonté de Clooney de s’opposer publiquement aux dirigeants politiques ne s’est pas limitée aux républicains. En juillet 2024, il a surpris les démocrates en appelant Joe Biden à abandonner sa campagne de réélection après sa prestation controversée lors du débat face à Trump. Cette intervention était d’autant plus significative que Clooney figurait parmi les célébrités les plus en vue soutenant Biden et parmi les principaux collecteurs de fonds du Parti démocrate.
D'une collecte de fonds pour Biden à une rupture publique
Quelques semaines seulement avant sa rupture spectaculaire avec Joe Biden, Clooney avait co-organisé une grande collecte de fonds à Los Angeles qui avait permis de récolter environ 30 millions de dollars pour la campagne. Il a ensuite publié dans le New York Times un article intitulé « J’aime Joe Biden. Mais nous avons besoin d’un nouveau candidat », dans lequel il affirmait que les démocrates devaient répondre aux inquiétudes concernant l’âge, l’endurance et les perspectives électorales de Joe Biden.
Hunter Biden riposte
L’intervention de Clooney a intensifié la pression autour de la candidature de Biden et a également suscité des critiques de la part de Hunter Biden. Clooney a par la suite refusé d’aggraver leur différend personnel, tout en affirmant qu’il pouvait contester certaines allégations formulées à son encontre. Il a continué à défendre sa décision après l’élection, bien qu’il ait par la suite qualifié d’« erreur » le fait que les démocrates n’aient pas organisé de processus concurrentiel avant que Kamala Harris ne devienne la candidate désignée.
Les attaques personnelles de Trump contre Clooney
Trump a réagi à plusieurs reprises à l’engagement politique de Clooney par des attaques personnelles. Il a qualifié l’acteur de « commentateur politique raté », de « traître très déloyal » et d’« acteur de cinéma de troisième ordre ». Trump a ensuite déclaré : « Clooney a bénéficié de plus de publicité pour ses activités politiques que pour ses très rares films, d’ailleurs tout à fait médiocres », poursuivant ainsi leur querelle publique de plus en plus acharnée.
De l'amitié à l'hostilité politique
Leur hostilité contraste fortement avec la relation qu’ils entretenaient avant que Trump ne se lance dans la course à la présidence. Clooney a rappelé que Trump l’avait appelé personnellement pour tenter de l’aider à trouver un chirurgien afin de soigner ses problèmes de dos. Il a décrit le Trump qu’il connaissait autrefois comme « un grand farceur », ajoutant : « Eh bien, il l’était. Tout cela a changé. » Aujourd’hui, la déclaration de Clooney sur la « kakistocratie » marque une nouvelle escalade.