Zuckerberg suscite une vague de critiques après que son superyacht de 300M$ n’a pas répondu à un appel de détresse
Le superyacht de Zuckerberg, d’une valeur de 300 millions de dollars, était le navire le plus proche lorsque les garde-côtes ont lancé un appel à l’aide pour un petit bateau en détresse au large du sud-est de l’Alaska, mais le « Launchpad » n’a jamais répondu à l’appel.
C’est finalement un navire d’expédition plus petit qui a changé de cap pour venir à la rescousse. Cet incident a rapidement suscité une vague de critiques, bien que Zuckerberg ne se trouvât pas à bord et que ses représentants aient expliqué que l’équipage du yacht avait simplement manqué l’appel radio, car il écoutait un autre canal.
Une polémique autour d'un super-yacht
Le superyacht de Mark Zuckerberg, d’une valeur de 300 millions de dollars, se trouvait à proximité d’un bateau en détresse transportant deux femmes, un enfant et un chien lorsque les garde-côtes américains ont lancé un appel à l’aide au large du sud-est de l’Alaska. Pourtant, le « Launchpad », long de 387 pieds, n’a jamais répondu, laissant à un autre navire le soin d’intervenir et transformant ainsi un incident maritime relativement banal en une polémique inattendue impliquant l’un des milliardaires les plus célèbres au monde.
Coincés sans carburant
L’incident s’est produit le 3 août près de Farragut Bay, où un skiff Hewescraft de 21 pieds est tombé en panne de carburant et n’a plus pu poursuivre sa route. Vers 21 h 32, les personnes à bord ont contacté les garde-côtes pour demander de l’aide. Bien qu’ils se soient retrouvés bloqués, les occupants n’étaient pas considérés comme étant en danger de mort immédiat.
Une demande d'aide
Les garde-côtes ont qualifié la situation de « demande d’assistance maritime » plutôt que d’« urgence mettant la vie en danger ». Les autorités ont ensuite diffusé un appel à l’aide à l’intention des navires naviguant à proximité. Le « Launchpad » aurait été le navire le plus proche de la barque échouée, mais l’équipage de l’immense super-yacht de Zuckerberg n’a pas répondu à l’appel lorsqu’il a été lancé.
Un autre navire répond
C’est finalement le « Wilderness Legacy », un petit bateau de croisière d’expédition exploité par UnCruise Adventures, qui a répondu à l’appel. Le navire a changé de cap pour se diriger vers les passagers en détresse, finissant par croiser le « Launchpad », immobilisé, sur son passage. Son intervention a créé un contraste qui allait par la suite alimenter les critiques : le petit navire est venu en aide aux passagers, tandis que le super-yacht de 387 pieds, situé à proximité, restait passif.
Le sauvetage
Le Wilderness Legacy a rejoint le Hewescraft et a remorqué la petite embarcation, ramenant ses occupants vers la baie de Farragut. Le navire en détresse a ensuite reçu du carburant, ce qui a permis de résoudre la situation sans faire de blessés ni aggraver la situation. Ce qui n’était au départ qu’une demande d’assistance de routine s’est donc terminé en toute sécurité, sans dégénérer en une situation d’urgence nécessitant une opération immédiate de sauvetage.
La contestation s'amplifie
L’attention s’est toutefois rapidement tournée vers le Launchpad et son manque de réaction. La taille gigantesque du yacht, sa valeur estimée à 300 millions de dollars et son lien avec Zuckerberg ont contribué à transformer cet incident en une source de critiques sur Internet. Des questions ont été soulevées quant à la raison pour laquelle un navire aussi sophistiqué n’avait pas porté secours à un bateau nettement plus petit, échoué à proximité, alors qu’un autre navire avait finalement changé de cap pour lui venir en aide.
Zuckerberg n'était pas d'accord
Les représentants de Mark Zuckerberg et de Priscilla Chan ont par la suite souligné un détail important : ni Mark Zuckerberg ni aucun membre de sa famille ne se trouvaient à bord du « Launchpad » au moment où l’incident s’est produit. Le milliardaire n’a donc joué aucun rôle personnel dans la manière dont le yacht a réagi à l’appel de la Garde côtière, laissant les décisions et les communications à bord du navire entièrement entre les mains de son équipage.
Une transmission manquée
Brian Baker, porte-parole de Zuckerberg et Chan, a déclaré que l’équipage du Launchpad utilisait un autre canal radio et n’avait donc pas entendu le message initial de la Garde côtière. Selon cette version des faits, les membres d’équipage n’ont pris connaissance de la demande qu’après avoir examiné les communications a posteriori, et non pas après avoir sciemment entendu l’appel et décidé de ne pas y répondre.
Les secours étaient déjà en route
Selon les représentants de Zuckerberg, lorsque l’équipage du Launchpad a pris connaissance de la demande, le Wilderness Legacy avait déjà commencé à porter secours à la barque en détresse. Cette explication contredit les allégations selon lesquelles le superyacht aurait délibérément refusé de venir en aide à des personnes en danger immédiat. Elle évoque plutôt une transmission radio manquée, suivie de l’intervention d’un autre navire qui avait déjà pris en charge l’opération de secours.
Il ne s'agit pas d'une situation d'urgence
La classification établie par les garde-côtes apporte également des éléments de contexte importants. Le Hewescraft avait besoin d’aide après être tombé en panne de carburant, mais ses passagers n’étaient pas considérés comme étant en danger immédiat. La « demande d’assistance maritime » différait donc d’un appel de détresse urgent impliquant une menace imminente pour la vie, ce qui remet en cause l’affirmation selon laquelle l’équipage du Launchpad aurait ignoré une opération de sauvetage où il s’agissait d’une question de vie ou de mort.
L'aspect visuel reste inchangé
Malgré ces distinctions, la situation a donné lieu à un spectacle saisissant : un superyacht de 387 pieds appartenant à l’une des personnes les plus riches du monde restait immobilisé à proximité tandis qu’un navire d’expédition plus petit venait en aide à une famille en détresse. L’absence de Zuckerberg et le problème de canal radio signalé fournissent un contexte important, mais cet épisode a tout de même soulevé des questions sur les communications à bord des grands navires privés et a transformé une opération de secours, par ailleurs réussie, en une polémique publique.