Un ministre de la CAQ voterait «oui» lors d’un référendum

Un ministre de la CAQ voterait «oui» lors d’un référendum
Crédit: Getty Images

La Coalition avenir Québec a toujours reconnu être formée par des fédéralistes et des souverainistes, mais ses élus évitaient toujours d'exprimer publiquement leur position personnelle sur un éventuel référendum.

La célèbre formule de François Legault affirmant que « les Québécois ne veulent pas d'un référendum » a souvent été reprise par d'autres caquistes. Christine Fréchette l'utilise encore aujourd'hui pour éviter de dire si elle voterait « oui » ou « non » lors d'une telle consultation populaire.

Un premier souverainiste assumé à la CAQ

Alors que les discussions en lien avec le référendum promis par le Parti québécois s'intensifient à mesure que les prochaines élections s'approchent, le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, s'est mouillé sur le sujet. Il a affirmé, mardi, que la majorité des Québécois s'entendent pour dire que le contexte n'est pas le bon pour tenir un référendum. M. Lacombe a toutefois assumé que si une consultation référendaire avait tout de même lieu, il choisirait l'indépendance.

« Je pense que c'est assez clair que je serais dans le camp du « oui », comme certains de mes collègues aussi »

Évidemment, le Parti libéral a sauté sur l'occasion pour rappeler qu'il était le « seul vrai parti fédéraliste » sur l'échiquier politique québécois. Le député du PLQ André Fortin a simplement publié sur ses réseaux sociaux la déclaration de Mathieu Lacombe avec la courte phrase « avis aux électeurs de Papineau », la circonscription du ministre. Cette circonscription, située en Outaouais, est réputée pour être majoritairement fédéraliste.

Un fédéraliste, lui aussi assumé

C'est son collègue, le ministre du Travail Jean Boulet, qui a lancé le bal des prises de position des députés caquistes sur un potentiel référendum Talonné par le député libéral Marc Tanguay, il a confirmé, après avoir récité la même prémisse en lien avec l'appétit référendaire des Québécois, qu'il serait dans le camp du « non » si jamais il devait y avoir un référendum.

Mercredi matin, les députés caquistes, probablement prévenus par leur cheffe de ne plus tomber dans ce piège, n'ont pas répété leurs déclarations. Ces deux sorties pourraient toutefois coller au parti qui ne pourra plus se targuer d'être aussi neutre qu'il ne l'était sur la question référendaire.