Soulignant la longue vie de Fred Trump, il a fait valoir que le déclin cognitif survient tardivement dans sa famille, avant de s’interrompre au milieu d’une phrase, incapable de se souvenir du mot «Alzheimer», et de se tourner vers sa porte-parole Karoline Leavitt pour qu’elle le lui souffle.
Cet incident a intensifié l’attention portée à l’âge, à la mémoire et à la vitalité de Trump, alors que des signes visibles de fatigue, des spéculations sur un éventuel accident vasculaire cérébral et une controverse croissante entourant les politiques et le style de gouvernance controversés de son administration font rage.
Un revirement embarrassant
Les vantardises de longue date de Donald Trump sur sa forme mentale ont pris une tournure embarrassante dans un récent article du New York Magazine, lorsqu’il a invoqué son père comme référence en matière de longévité et de vivacité d’esprit pour rejeter les spéculations sur sa propre santé. Soulignant la longue vie de Fred Trump, Trump a fait valoir que le déclin cognitif survient tardivement dans sa famille, présentant cela comme une preuve que les inquiétudes concernant son état de santé sont infondées.
Cependant, son message a été compromis lorsque Trump s’est montré incapable de se souvenir du mot «Alzheimer» alors qu’il faisait cette comparaison, un échange mis en évidence dans l’article comme emblématique de l’attention croissante portée à son âge, à sa mémoire et à ses déclarations publiques répétées sur ses capacités cognitives exceptionnelles.
Le mot « Alzheimer »
Les questions sur la santé physique et mentale de Donald Trump se sont intensifiées depuis son retour à la Maison-Blanche, alimentées par des signes visibles de fatigue, des ecchymoses signalées et de nouvelles spéculations sur un éventuel accident vasculaire cérébral, ainsi que par des doutes plus généraux sur sa vitalité et ses capacités cognitives. Ces préoccupations ont refait surface de manière évidente dans une interview accordée au New York Magazine, dans laquelle Trump a cherché à minimiser ces spéculations en évoquant le déclin de son père à la fin de sa vie, avant de buter au milieu d’une phrase.
« Il avait un problème », a déclaré Trump.
« À un certain âge, vers 86 ou 87 ans, il a commencé à avoir, comment dit-on déjà ? » Faisant un geste vers son front, il s’est tourné vers la porte-parole Karoline Leavitt, qui lui a soufflé le mot « Alzheimer ».
Lorsqu’on lui a demandé si cette question le préoccupait personnellement, Trump l’a rejetée d’un revers de main. « Non, je n’y pense pas du tout. Vous savez pourquoi ? » a répondu Trump.
« Parce que quoi qu’il en soit, mon attitude est la même. »
Son aptitude à exercer ses fonctions
La réponse de Trump reflète une attitude plus générale dans sa façon de gouverner, qui consiste à écarter les vulnérabilités potentielles plutôt que de les aborder, présentant les préoccupations sanitaires comme sans importance pour lui personnellement à un moment où son administration est déjà en proie à la controverse.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump a fait adopter certaines des politiques les plus controversées de sa présidence, notamment des mesures répressives radicales en matière d’immigration impliquant les forces fédérales, l’extension de l’autorité exécutive sur les gouvernements des États, le recours agressif aux droits de douane et aux représailles commerciales, la reprise des attaques contre la liberté de la presse et les efforts visant à exercer un contrôle sur les ressources des gouvernements étrangers, notamment dans les États producteurs d’énergie.
Dans ce contexte, l’attitude indifférente de Trump à l’égard des questions sur son état physique et mental renforce les critiques selon lesquelles son style de leadership privilégie la défiance et la détermination personnelle plutôt que la transparence, la responsabilité et les normes institutionnelles, alors même que l’examen de son aptitude à exercer ses fonctions continue de s’intensifier.