Québec 2026: Le PQ peut-il maintenir son avance?

Québec 2026: Le PQ peut-il maintenir son avance?
Crédit: Le PQ, mené par Paul St-Pierre Plamondon, avance dans les sondages et pourrait former le gouvernement, tout en restant attaché à l'indépendance.
  • Le PQ arrive avec une avance dans les sondages.
  • PSPP rêve d'un retour au pouvoir.
  • L'indépendance demeure un enjeu délicat.
  • La CAQ et les autres partis veulent renverser la tendance.
  • Reste à voir si l'avance se transformera en victoire.

Paul St-Pierre Plamondon: le PQ peut-il vraiment prendre le pouvoir?

C'est probablement l'une des grandes questions de cette campagne électorale. Le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon se retrouve aujourd'hui dans une position qu'il n'avait plus connue depuis longtemps: celle d'une formation qui peut réellement envisager de former le prochain gouvernement du Québec. Le scrutin du 5 octobre pourrait ainsi marquer un tournant majeur pour le parti, qui n'est plus au pouvoir depuis 2014.

Le paradoxe est toutefois évident. Le PQ demeure un parti indépendantiste, alors que l'indépendance ne constitue pas nécessairement la priorité de la majorité des Québécois. Les sondages récents montrent d'ailleurs que l'appui à la souveraineté demeure minoritaire. Pour le PQ, l'enjeu consiste donc à convaincre les électeurs qu'ils peuvent voter pour le parti tout en sachant que son projet politique demeure celui de l'indépendance du Québec.

Facebook @Paul St-Pierre Plamondon

Une position qui change la donne

Cette situation est d'autant plus importante que le Parti québécois conserve la tête des intentions de vote à l'ouverture de la campagne.

Selon le plus récent sondage Léger, réalisé du 28 au 31 août, le PQ obtient 29 % des intentions de vote chez les électeurs décidés, devant la Coalition avenir Québec de Christine Fréchette à 24 % et le Parti libéral du Québec à 22 %. Le Parti conservateur du Québec recueille 15 % des appuis, tandis que Québec solidaire obtient 10 %. Le portrait montre toutefois que la course est loin d'être jouée : l'écart entre le PQ et la CAQ n'est que de cinq points, alors que 42 % des électeurs décidés affirment que leur choix n'est pas définitif. Le PQ part donc avec une avance réelle, mais la CAQ a repris le deuxième rang et le PLQ demeure à portée de tir.

Mais transformer une avance dans les sondages en majorité parlementaire est une autre histoire. Le PQ doit maintenant convaincre des électeurs qui peuvent être intéressés par son programme gouvernemental tout en demeurant opposés à l'indépendance.

Paul St-Pierre Plamondon tente donc de dissocier, dans le discours électoral, la possibilité de former un gouvernement de la tenue immédiate d'un référendum. Le chef péquiste a récemment annoncé qu'un éventuel référendum ne serait pas tenu avant le départ de Donald Trump de la présidence américaine, en 2029. Le projet indépendantiste demeure toutefois au cœur de l'identité du parti.

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Le véritable défi: conserver son avance

Le PQ part donc avec un avantage réel, mais rien ne garantit qu'il se transformera en victoire. La CAQ de Christine Fréchette cherche à reprendre du terrain, tandis que le PLQ, Québec solidaire et le Parti conservateur du Québec peuvent modifier la dynamique dans plusieurs circonscriptions.

La campagne sera particulièrement importante pour le PQ. Paul St-Pierre Plamondon devra démontrer qu'il peut rassurer les électeurs sur l'économie, les services publics et la gestion de l'État, tout en maintenant son objectif indépendantiste.

Pour la première fois depuis plusieurs années, le Parti québécois ne fait donc pas campagne uniquement pour conserver sa place à l'Assemblée nationale. Il fait campagne avec la possibilité de former le gouvernement.

Reste maintenant à savoir si son avance actuelle résistera aux prochaines semaines et, surtout, si elle se traduira par suffisamment de sièges pour permettre à Paul St-Pierre Plamondon de devenir premier ministre du Québec.

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