Le PQ veut abolir Santé Québec, la ministre Sonia Bélanger s’insurge

Le PQ veut abolir Santé Québec, la ministre Sonia Bélanger s’insurge
Crédit: Facebook/PSPP et Sonia Bélanger

L'idée du Parti Québécois (PQ) d'abolir Santé Québec n'est «pas réaliste» pour réduire la taille de l'État, estime la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.

La ministre caquiste était appelée à réagir, mercredi, à un article du Journal de Québec, dans lequel le chef du PQ s'engage à abolir l'agence s'il prend le pouvoir à l'issue du scrutin d'octobre.

L'agence Santé Québec a été créée en 2024 dans le but de séparer les orientations du ministère de la Santé des opérations dans le réseau. Or, Santé Québec a augmenté de 70% son nombre de fonctionnaires et coûte aux contribuables 40 millions de dollars de plus par année, a déploré au Journal Paul St-Pierre Plamondon (PSPP).

Le chef péquiste devrait dévoiler les détails de sa proposition de démantèlement plus tard cette semaine, a indiqué le PQ.

«Il y a eu un transfert d'employés du ministère vers Santé Québec. Tout ça, c'est fait. Ça a été des négociations importantes. On ne retournera pas là-dedans», a réagi la ministre Bélanger en mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

«On a eu beaucoup de courage, on a travaillé fort. Santé Québec est en train de prendre son envol, alors il n'est pas question qu'on rejoue dans les structures», a-t-elle ajouté.

Selon elle, Santé Québec a offert des «gains» à la population. «Regardez les listes d'attente en chirurgie, ça a diminué. On donne plus de services en soutien à domicile et on a plus d'accès aux médecins de famille, cite Mme Bélanger. Ce n'est pas encore parfait, mais ça s'en vient.»

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) Charles Milliard, pharmacien de formation, a pour sa part accusé PSPP de vouloir entraîner les Québécois dans un autre «psychodrame de structurite».

«Les centaines de milliers de personnes qui travaillent actuellement dans le réseau de la santé […] je ne pense pas qu'ils ont envie de revivre un autre mauvais chapitre de revue des organigrammes», a-t-il lancé en mêlée de presse à Montréal.

«Moi, ce que je propose, […] c'est de m'asseoir avec Santé Québec, de leur donner mes directives sur comment on doit mieux décentraliser les décisions dans le secteur de la santé», a-t-il ajouté.