- Le PQ conserve son avance.
- La CAQ tente de reprendre du terrain.
- Le vote commence à se préciser.
- Le désir de changement pèse lourd.
- Certaines régions pourraient tout faire basculer.
Le Parti québécois demeure en tête, mais le nouveau sondage Léger raconte une histoire beaucoup plus nuancée qu'un simple classement des partis. À moins d'un mois du scrutin, le PQ recueille 29% des intentions de vote. Derrière, la CAQ obtient 23% et le PLQ 22%. Le PCQ suit à 15%, tandis que Québec solidaire récolte 10%.
Le PQ conserve donc une avance de six points sur la CAQ. Mais surtout, le vote commence à se solidifier. Selon Léger, 56% des répondants considèrent maintenant leur choix comme définitif. Cela signifie aussi qu'une partie importante de l'électorat demeure encore susceptible de bouger d'ici le 5 octobre.
Le portrait est donc loin d'être figé. Un parti peut mener dans les intentions de vote et voir son avance fondre rapidement si un autre réussit à provoquer un déplacement suffisamment important. Et dans une campagne où cinq formations se partagent une portion appréciable de l'électorat, quelques points peuvent faire une grande différence.

Un électorat qui veut tourner la page
C'est probablement le paradoxe le plus intéressant de ce sondage. Christine Fréchette est la cheffe que les Québécois considèrent comme menant la meilleure campagne, avec 21% des répondants qui lui accordent cette distinction. Pourtant, 60% souhaitent un changement de gouvernement, contre seulement 18% qui préfèrent le statu quo.
La CAQ possède donc une cheffe qui semble réussir à se démarquer dans la campagne, mais elle porte aussi le poids d'un gouvernement sortant dont une majorité de Québécois souhaite tourner la page.
Et c'est là que le PQ trouve peut-être son meilleur allié: il n'a pas besoin de convaincre les électeurs qu'un changement est nécessaire. Il lui reste surtout à convaincre qu'il est la formation qui doit l'incarner.

Une course qui peut encore changer de visage
Le chiffre qui mérite peut-être le plus d'attention se trouve loin du sommet du classement. Dans la région de Québec, le PQ, la CAQ et le PCQ se retrouvent dans une lutte extrêmement serrée, avec des appuis qui varient seulement de 25% à 27%.
Voilà pourquoi une avance provinciale ne raconte pas toute l'histoire. Le vote québécois demeure fragmenté, et certaines régions pourraient devenir déterminantes dans le résultat final.
Pendant que le PQ tente de transformer son avance en véritable élan, ses adversaires cherchent encore l'ouverture qui leur permettrait de renverser la tendance. La question n'est donc plus seulement de savoir qui mène aujourd'hui. Elle est de savoir qui sera capable de faire bouger les électeurs avant qu'ils ne referment définitivement leur choix.
Pour l'instant, le PQ a l'avantage. Mais la campagne est loin d'avoir livré son dernier mot.