Le Canada et la France ont profité de l'ouverture du sommet du G7 pour annoncer un élargissement significatif de leur partenariat stratégique, dévoilant de nouvelles initiatives visant à renforcer leur coopération dans les domaines de la défense, de l'espace, de l'intelligence artificielle et de l'aérospatiale. Cet accord reflète les efforts croissants déployés par les deux pays pour approfondir leur collaboration dans un contexte de tensions géopolitiques grandissantes et d'incertitude croissante concernant la sécurité mondiale. S'exprimant au sujet de ce nouveau partenariat, le Premier ministre canadien Mark Carney a souligné l'importance des relations bilatérales dans le climat international actuel.
« Dans un monde plus dangereux et divisé, les relations entre le Canada et la France revêtent une importance plus grande que jamais. Nous partageons les mêmes valeurs et, de plus en plus, les mêmes intérêts. À la veille du sommet des dirigeants du G7, le président Macron et moi-même collaborons dans les domaines de l'intelligence artificielle, de la défense et de la sécurité, ainsi que de la sécurité en ligne – et nous construisons un avenir plus sûr et plus prospère des deux côtés de l'Atlantique. »
Cette annonce a été faite lors de la visite de Carney à Paris, où il a rencontré le président français Emmanuel Macron avant que les dirigeants du G7 ne se réunissent à Évian-les-Bains.
Au cœur de ce nouvel accord figure un accord général sur la sécurité de l'information, destiné à faciliter l'échange d'informations classifiées entre le Canada et la France et à approfondir la coopération entre les agences gouvernementales, les organisations militaires et les partenaires industriels. Cet accord devrait renforcer la coopération en matière de défense et dans le secteur industriel, créer de nouvelles opportunités d'approvisionnement et améliorer l'interopérabilité entre les deux pays. Pour Ottawa, cet accord s'inscrit également dans une stratégie plus large visant à étendre les partenariats en matière de sécurité et de commerce au-delà de l'Amérique du Nord, tout en maintenant des liens solides avec les alliés de l'OTAN.
«Cela signifie que nous pourrons échanger des informations classifiées entre nos secteurs de la défense, de l'espace, de l'intelligence artificielle et de l'aérospatiale.»
– Mark Carney, Premier ministre canadien
La coopération en matière de défense est au cœur de ce nouveau partenariat. Le Canada et la France se sont engagés à renforcer la collaboration entre leurs forces armées, leurs industries de défense et leurs systèmes d'approvisionnement, à un moment où les pays alliés sont sous pression pour moderniser leurs capacités militaires et réduire leurs vulnérabilités stratégiques. Cet accord devrait faciliter la mise en place de projets communs, renforcer la coordination en matière de technologies militaires et aider les entreprises canadiennes à se positionner sur les marchés français de la défense et de la sécurité.
Les deux gouvernements ont également présenté ce partenariat comme s'inscrivant dans un effort plus large visant à renforcer la sécurité collective au sein de l'OTAN, d'autant plus que les alliés européens continuent d'augmenter leurs dépenses de défense et de renforcer leur coordination à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

L'exploration spatiale, la technologie satellitaire et l'aérospatiale occupent également une place prépondérante dans cet accord. Les deux pays se sont engagés à étendre leur coopération entre leurs agences spatiales nationales, leurs instituts de recherche et leurs partenaires du secteur privé ; les futurs projets devraient porter sur les communications par satellite, les systèmes d'observation de la Terre, les technologies de sécurité spatiales et les nouvelles plateformes aérospatiales.
Le Canada et la France disposent tous deux d'importantes industries aérospatiales, avec des entreprises et des fournisseurs qui jouent un rôle majeur dans l'aviation commerciale, la fabrication de matériel de défense et le développement de systèmes de pointe. Les responsables ont déclaré qu'une coopération plus étroite pourrait renforcer les chaînes d'approvisionnement, soutenir l'innovation et créer de nouvelles opportunités pour les entreprises opérant dans les deux pays, en particulier dans les secteurs considérés comme essentiels à la croissance économique future et à la sécurité nationale.

L'intelligence artificielle s'est imposée comme un autre pilier majeur de ce partenariat. Le Canada et la France ont tous deux investi massivement dans la recherche et le développement en matière d'IA au cours de la dernière décennie et se sont de plus en plus positionnés comme des pays cherchant à façonner les règles mondiales relatives aux technologies émergentes.
Dans le cadre de ce nouvel accord, les deux gouvernements devraient explorer les possibilités de recherche conjointe, d'échanges de talents, d'applications de sécurité et de normes pour un développement responsable de l'IA. L'accord prévoit également une coopération en matière de sécurité en ligne, de cybersécurité et de technologies de pointe, des domaines de plus en plus liés à la fois à la compétitivité économique et à la défense nationale. Évoquant les retombées concrètes de cet accord, Carney a déclaré :
« Cela signifie que nous pourrons échanger des informations classifiées entre nos secteurs de la défense, de l'espace, de l'IA et de l'aérospatiale. »
«Dans un monde plus dangereux et divisé, les relations entre le Canada et la France revêtent une importance plus grande que jamais. Nous partageons les mêmes valeurs et, de plus en plus, les mêmes intérêts. À la veille du sommet des dirigeants du G7, le président Macron et moi-même collaborons dans les domaines de l'intelligence artificielle, de la défense et de la sécurité, ainsi que de la sécurité en ligne – et nous construisons un avenir plus sûr et plus prospère des deux côtés de l'Atlantique.»
– Mark Carney, Premier ministre canadien
Cette annonce témoigne d'un effort plus large de la part du Canada et de la France pour se présenter comme des partenaires étroitement alignés dans un environnement géopolitique plus instable. Pour le Canada, ce partenariat s'inscrit dans une volonté plus large de diversifier ses relations stratégiques tout en renforçant ses liens avec l'Europe. Pour la France, il reflète un objectif de longue date visant à approfondir la coopération en matière de défense et dans le domaine industriel entre alliés démocratiques, tout en élargissant les partenariats européens en matière de sécurité.
Macron a qualifié le Canada d'ami de la France et de l'Europe alors que les deux dirigeants discutaient de commerce, de défense et de sécurité. Au-delà des considérations militaires, les responsables ont indiqué que cet accord pourrait également favoriser les investissements, la création d'emplois et l'innovation technologique. En élargissant leur coopération dans les domaines de la défense, de l'espace, de l'intelligence artificielle et de l'aérospatiale, les deux gouvernements cherchent à construire un partenariat transatlantique plus résilient, à une époque où sécurité et technologie sont de plus en plus indissociables.

Créé par des humains, assisté par IA.