Hegseth vide les stocks de missiles: plus de 850 tirés depuis le début de la guerre en Iran

Hegseth vide les stocks de missiles: plus de 850 tirés depuis le début de la guerre en Iran
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Alors que la guerre contre l'Iran entame son premier mois, Pete Hegseth épuise l'arsenal américain de missiles Tomahawk à un rythme alarmant, suscitant de vives inquiétudes au sein de certains cercles du Pentagone, selon de nombreux médias et responsables de la défense. Depuis le début du conflit, plus de 850 missiles de croisière Tomahawk ont été lancés lors de frappes soutenues visant les infrastructures militaires, les systèmes radar et les installations énergétiques iraniennes.

L'ampleur et la rapidité de ces opérations marquent un changement significatif dans la posture militaire américaine, reflétant une stratégie fondée sur des frappes de précision rapides et de grande envergure, alors que Washington tente de faire pression sur Téhéran sans s'engager immédiatement dans une invasion terrestre à grande échelle.

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Le volume considérable de missiles utilisés entraîne un coût financier substantiel, soulignant l'intensité de la campagne. On estime que chaque missile Tomahawk coûte plus de 2 millions de dollars, ce qui porte la dépense totale pour les 850 missiles déjà tirés à plus de 1,7 milliard de dollars. Ce chiffre n'inclut pas les coûts opérationnels supplémentaires tels que la logistique de déploiement, le positionnement naval ou le soutien du renseignement, ce qui suggère que la charge financière globale est nettement plus élevée. Les analystes de la défense notent qu'un tel rythme de consommation pourrait commencer à peser sur les stocks américains si la cadence se maintient, d'autant plus que le conflit ne montre aucun signe immédiat de désescalade.

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Au sein du Pentagone, les responsables ont exprimé une inquiétude croissante face à l'épuisement rapide des munitions à guidage de précision, même si les communications publiques restent contrôlées. Certaines sources du secteur de la défense ont indiqué que les discussions internes se concentrent désormais sur la recherche d'un équilibre entre la poursuite des opérations offensives et la nécessité de préserver les réserves stratégiques. La préoccupation ne porte pas seulement sur l'état de préparation actuel, mais aussi sur la possibilité de conflits simultanés ailleurs, qui pourraient mettre encore plus à rude épreuve les capacités américaines. Malgré ces inquiétudes, la stratégie actuelle semble rester en place, guidée par l'objectif de l'administration de maintenir une pression maximale sur les infrastructures militaires et économiques de l'Iran.

« Nous mettons en œuvre une stratégie de force, et cela nécessite des ressources pour maintenir l'élan et protéger les intérêts américains. »

– Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense

Donald Trump a défendu à plusieurs reprises tant le rythme de la campagne que le leadership de Hegseth, présentant les frappes comme nécessaires pour réaffirmer la domination américaine dans la région. Dans des propos récents, Trump a déclaré :

« Pete Hegseth fait un travail formidable, peut-être le meilleur que nous ayons vu depuis longtemps », tout en soulignant l'objectif plus large de la campagne.

Il a ajouté : « Nous n'allons pas laisser l'Iran contrôler le détroit d'Ormuz. Cela n'arrivera pas. »

Le président a continué à associer les opérations militaires à la pression économique, présentant les frappes comme faisant partie d'un effort coordonné visant à contraindre Téhéran à se conformer aux exigences américaines.

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Hegseth lui-même a défendu l'ampleur de l'opération, d'autant plus que le Pentagone cherche à obtenir une augmentation significative de son budget pour soutenir l'effort de guerre. Lors d'une récente annonce liée à une demande de 200 milliards de dollars supplémentaires pour les dépenses de défense liées au conflit avec l'Iran, il a déclaré :

« Nous mettons en œuvre une stratégie de force, et cela nécessite des ressources pour maintenir l'élan et protéger les intérêts américains. »

Il a également souligné l'importance de la préparation, en déclarant :

« Il s'agit de veiller à ce que nos forces disposent de tout ce dont elles ont besoin pour réussir, aujourd'hui et à l'avenir. » Ses propos témoignent d'un engagement à long terme envers cette campagne, malgré les inquiétudes croissantes concernant son coût et sa viabilité.

« Pete Hegseth fait un travail formidable, peut-être le meilleur que nous ayons vu depuis longtemps. »

– Le président américain, Donald Trump

La situation entre désormais dans une nouvelle phase potentiellement plus dangereuse, car la campagne de frappes de missiles soutenue s'accompagne de considérations militaires plus larges.

Trump envisagerait le déploiement de jusqu'à 10 000 soldats au sol au Moyen-Orient, une décision qui marquerait une escalade majeure du conflit. Combinée à l'épuisement rapide des stocks de missiles et à la pression continue sur les infrastructures iraniennes, la possibilité d'une implication militaire américaine plus profonde semble de plus en plus probable, ce qui fait craindre aux responsables et aux analystes que la guerre ne s'étende bientôt au-delà de son champ d'action actuel.

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