- Le PQ s'attaque au prix de l'essence.
- Une nouvelle mesure vise directement le portefeuille.
- Le parti propose aussi un remboursement ciblé.
- La taxation de l'essence est dans la mire.
- Le portefeuille devient un nouvel enjeu électoral.
Après la TVQ sur les biens usagés, le Parti québécois s'attaque à une autre dépense que les Québécois voient immédiatement passer dans leur portefeuille. Paul St-Pierre Plamondon veut faire du prix de l'essence un nouveau terrain de bataille électorale.
Le chef péquiste propose d'abord un remboursement annuel de 125$ pour les contribuables dont le revenu brut est inférieur à 40 000$. La mesure coûterait environ 450 millions de dollars et serait financée à même le Fonds d'électrification et de changements climatiques.
Mais le PQ ne s'arrête pas là. Il veut aussi réduire de moitié la TVQ sur l'essence pendant un an et retirer temporairement la taxe sur l'essence du calcul de la TVQ. Résultat annoncé par le parti, une baisse d'environ 7 cents le litre. Pour une personne qui consomme 60 litres par semaine, l'économie atteindrait environ 220$ par année.
Le message politique est difficile à manquer. Après avoir trouvé une façon de rendre la TVQ sur les biens usagés très concrète, le PQ cherche encore une fois à parler en dollars plutôt qu'en grands principes.
Et l'essence possède un avantage électoral évident. Elle revient constamment dans le quotidien des électeurs.

Une facture qui se voit
Le PQ joue ici sur une réalité très simple. Le plein d'essence n'est pas une dépense abstraite. Chaque passage à la station-service rappelle immédiatement aux automobilistes combien leur coûte la vie quotidienne.
En promettant à la fois un remboursement pour les contribuables à plus faible revenu et une réduction temporaire de la taxation, le PQ tente donc de rejoindre deux préoccupations en même temps.
Le pari est clair. Si la mesure est facile à comprendre, elle pourrait aussi être facile à retenir.

Le portefeuille avant le reste?
Ce qui frappe surtout, c'est la cohérence avec la stratégie péquiste des derniers jours. Le PQ cherche des mesures que les électeurs peuvent calculer eux-mêmes.
Combien vais-je économiser sur une voiture usagée? Combien sur un plein d'essence? Combien me restera-t-il dans les poches?
C'est une façon beaucoup plus concrète de mener une campagne que de simplement promettre un changement de gouvernement.
Reste maintenant la question qui risque de suivre le PQ jusqu'au jour du vote. Ces baisses temporaires suffiront-elles à convaincre les électeurs que le parti peut améliorer leur quotidien, ou seront-elles perçues comme des mesures électorales de plus?
Le prix de l'essence, lui, pourrait rapidement devenir l'un des nouveaux chiffres à surveiller dans cette campagne.
