- Olivier Primeau continue d'attirer l'attention.
- Son rôle auprès de la CAQ soulève des questions.
- Il nie tout conflit d'intérêts.
- Ses activités dans le secteur de l'eau alimentent le débat.
- Christine Fréchette devra-t-elle gérer les retombées?
Olivier Primeau devait donner de la visibilité à la CAQ. Depuis quelques jours, il donne aussi matière à discussion. L'entrepreneur et influenceur parcourt le Québec à bord de sa «Primeau mobile» pour rencontrer des PME à la demande de Christine Fréchette. La CAQ le rémunère 20000$ pour cette tournée, une somme qu'il dit vouloir remettre à des œuvres caritatives.
Un allié qui attire autant l'attention qu'il en apporte
Mais derrière cette opération politique se trouve une question qui ne disparaît pas: peut-il réellement faire campagne pour la CAQ sans que ses intérêts d'affaires soulèvent des interrogations?
Primeau détenait jusqu'au 21 août un mandat de lobbyiste lié à la valorisation de l'eau. Il possède également une part importante des permis de captation d'eau de source au Québec. Lui affirme pourtant qu'il n'existe aucun conflit d'intérêts et assure qu'aucun projet concernant l'eau ne sera discuté durant la campagne.

La question n'est pas seulement juridique
Olivier Primeau insiste sur un autre élément: selon lui, Christine Fréchette ne lui aurait fait aucune promesse concernant ses projets, ni concernant un éventuel rôle après l'élection. Il affirme également vouloir poursuivre son travail sur la gestion et la valorisation de l'eau après le scrutin, mais sans redevenir lobbyiste.
Le malaise vient donc moins de ce qui est interdit que de ce qui peut donner une impression de proximité. Avant même cette controverse, des observateurs s'interrogeaient déjà sur les raisons de cette association entre la CAQ et un entrepreneur qui avait lui-même été critique envers certaines décisions du gouvernement.

Christine Fréchette peut-elle reprendre le contrôle du récit?
Pour Christine Fréchette, le calcul était pourtant assez clair: s'associer à une personnalité connue, particulièrement auprès d'une partie des jeunes et du milieu entrepreneurial, afin d'aller chercher une visibilité différente pendant la campagne.
Mais en politique, une stratégie peut rapidement changer de nature. Ce qui devait être un outil de campagne peut devenir un sujet de campagne.
Primeau répète qu'il n'attend rien en retour. La CAQ peut-elle convaincre les électeurs qu'il en est effectivement ainsi? Et surtout, Christine Fréchette peut-elle continuer à parler de ses priorités sans que la présence d'Olivier Primeau ramène constamment la conversation vers ses intérêts d'affaires?
Le véritable test, maintenant, sera de savoir si cette controverse restera en périphérie de la campagne ou finira par rattraper Christine Fréchette.
