PSPP demande un gouvernement majoritaire du PQ aux Québécois

PSPP demande un gouvernement majoritaire du PQ aux Québécois
Crédit: PSPP vise désormais la majorité pour gouverner librement
  • PSPP parle désormais ouvertement de majorité.
  • Le PQ veut «les coudées franches».
  • Son avance nourrit de nouvelles ambitions.
  • Mais le scrutin reste loin d'être joué.
  • Le véritable test se jouera le 5 octobre.

Il y a des mots qui en disent parfois plus long que les grandes promesses. Depuis le début de la campagne, Paul St-Pierre Plamondon parle de la possibilité de former le prochain gouvernement. Mais cette fois, le chef péquiste va un peu plus loin. Il parle ouvertement de la nécessité d'obtenir une majorité afin d'avoir «les coudées franches» pour gouverner.

Le changement de ton n'est pas anodin.

Le Parti québécois demeure en tête dans les sondages, même si cette avance ne garantit évidemment rien le soir du scrutin. Dans le plus récent coup de sonde Léger, le PQ obtient 29% des intentions de vote, devant la CAQ à 23%. Une avance réelle, mais qui ne se traduit pas automatiquement par une majorité de sièges.

Alors pourquoi insister maintenant sur la majorité?

PSPP présente son argument sous l'angle de la capacité d'agir. Santé, éducation, infrastructures, bureaucratie: selon lui, un gouvernement minoritaire devrait constamment négocier avec un autre parti pour faire avancer ses décisions.

Mais derrière cette explication gouvernementale se trouve peut-être une autre réalité. Le PQ ne parle plus seulement comme une formation qui espère prendre le pouvoir. Il commence à parler comme une formation qui envisage sérieusement ce qu'elle ferait une fois au pouvoir.

Et c'est là que le ton de la campagne pourrait commencer à changer.

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Une majorité, mais pour faire quoi?

Le mot «majorité» vient toutefois avec son lot de questions. Un gouvernement péquiste majoritaire disposerait d'une marge de manœuvre beaucoup plus importante à l'Assemblée nationale. Mais les électeurs voudront aussi savoir ce que le PQ entend faire de cette liberté politique.

PSPP affirme qu'un gouvernement majoritaire serait plus efficace et aurait davantage de capacité d'action. Il présente donc la question comme un choix entre un gouvernement qui peut agir et un gouvernement qui doit constamment chercher des appuis.

Le message est habile. Il permet au chef péquiste de parler de gouvernance plutôt que de simplement parler de résultats électoraux.

Mais dans une campagne où la souveraineté demeure au cœur de l'identité du PQ, chaque mot peut rapidement prendre une autre dimension.

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Le PQ peut-il transformer l'avance en élan?

Le véritable défi sera maintenant de transformer une avance dans les intentions de vote en suffisamment de circonscriptions gagnées pour obtenir cette fameuse majorité.

À 29%, le PQ est en position favorable, mais rien n'est joué. La répartition du vote demeure déterminante dans un système où quelques points peuvent faire toute la différence d'une circonscription à l'autre.

En demandant déjà aux Québécois de réfléchir au type de gouvernement qu'ils souhaitent, PSPP tente donc de déplacer la conversation. Il ne demande plus seulement: «Qui voulez-vous voir gagner?» Il pose une question plus stratégique: «Quel genre de mandat voulez-vous lui donner?»

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