- Un quatrième lien pourrait passer par les airs.
- Lévis veut étudier l'idée du téléphérique.
- Une proposition qui relance le débat interrives.
- Le projet soulève déjà quelques critiques.
- Mais derrière l'idée, une question demeure.
Le troisième lien n'a pas fini de faire parler. Et voilà maintenant qu'un quatrième lien pourrait carrément passer au-dessus de nos têtes.
Le maire de Lévis, Steven Blaney, a demandé à la Société de transport de Lévis d'évaluer la possibilité d'un téléphérique entre Québec et Lévis. Deux contrats totalisant 25 000$ ont déjà été accordés pour réaliser une première évaluation de cette idée.
L'idée n'est d'ailleurs pas nouvelle. Un projet de téléphérique entre les deux rives circule depuis plus de quinze ans. Mais son retour dans l'actualité, en pleine campagne électorale, lui donne une tout autre résonance.
Et attention: on ne parle pas ici de remplacer le fameux troisième lien autoroutier. Le maire de Lévis continue de défendre un lien routier à l'est, qu'il considère nécessaire pour créer un véritable bouclage périphérique. Le téléphérique serait plutôt une option supplémentaire, notamment pour les piétons et les cyclistes.

Alors, pourquoi maintenant?
Est-ce une véritable volonté de trouver de nouvelles façons de relier les deux rives? Une manière de tester une solution qui pourrait compléter les infrastructures existantes? Ou simplement une façon de remettre le débat sur la mobilité interrives au centre de la conversation?
Pour l'instant, aucune décision de construire quoi que ce soit n'a été prise. Mais une chose est certaine: avec 25 000$ investis pour commencer à étudier l'idée, le téléphérique est désormais beaucoup plus qu'une simple conversation de corridor.

Une idée dans le ciel?
Sur papier, le concept a de quoi surprendre. Un lien aérien réservé notamment aux piétons et aux cyclistes pourrait offrir une nouvelle façon de traverser le fleuve, sans ajouter une autre autoroute.
Certains y voient une idée innovante. D'autres se demandent plutôt si c'est réellement une priorité pour Lévis.
L'opposition municipale de Lévis juge d'ailleurs la dépense prématurée, alors que la ville doit déjà composer avec d'autres besoins en infrastructures. Elle dénonce aussi le manque de transparence entourant les contrats.
Il serait facile de rire de l'idée d'un téléphérique au-dessus du Saint-Laurent. Après tout, quand on parle depuis des années d'un troisième lien, voilà qu'un quatrième apparaît soudainement… dans les airs.
Mais c'est peut-être justement ce qui rend le dossier intéressant.
Reste maintenant à voir ce que les citoyens en penseront.
Parce qu'entre le troisième lien promis, le quatrième lien étudié et toutes les visions qui s'affrontent actuellement sur la mobilité entre Québec et Lévis, une question demeure: est-ce qu'on cherche réellement une nouvelle solution… ou simplement une nouvelle façon de parler du même problème?
