Le député et ex-ministre de l'environnement libéral, Steven Guilbault, a annoncé qu'il allait démissionner de son poste et ainsi mettre fin à sa carrière politique. Élu en 2019 au sein du gouvernement de Justin Trudeau, M. Guilbeault a un important passé en tant que militant écologiste, notamment avec Greenpeace et Équiterre, qu'il a cofondé. Il s'était lancé en politique avec d'importantes ambitions écologistes qui ne se sont pas matérialisées. Il devrait quitter son siège d'ici le mois d'août.Déçu par Mark Carney
Déçu par Mark Carney
Depuis l'élection de Mark Carney qui a remplacé Justin Trudeau à titre de premier ministre du Canada, le Parti libéral du Canada semble avoir relégué l'environnement loin sur la liste de ses priorités. Ces nombreux reculs ont poussé Steven Guilbeault à démissionner puisqu'il ne pouvait plus cautionner les décisions de son propre parti, qui a notamment approuvé plusieurs projets pétroliers dans les derniers mois.
Il a déclaré en entrevue en Radio-Canada qu'il n'avait eu « que peu ou pas d'impact sur les décisions qui ont été prises, et que là, on assiste à un recul très, très, très important » avant d'ajouter qu'il «n'est pas fier» de toutes les décisions prises par son parti.
Sur les réseaux sociaux, Steven Guilbeault a affirmé que sa démission était « le fruit d'une mûre réflexion ». Il a précisé qu'après presque sept ans en politique, il est arrivé « à la conclusion qu'il est temps de poursuivre un combat pour la protection de l'environnement et la lutte contre les changements climatiques autrement.»
Une décision prévisible
Le premier ministre Mark Carney ne semblait pas particulièrement surpris par cette annonce, lui qui en aurait été avisé il y a quelques mois déjà par son député.
« Je sais depuis quelques mois que c'est une possibilité. C'est sa décision, c'est normal, c'est la vie », a exprimé le premier ministre lors d'un point de presse mardi.
C'est la vie.
Cette démission survient quelques semaines après que Steven Guilbeault ait envoyée à Mark Carney une lettre signée par 14 députés libéraux qui souhaitaient que le premier ministre recule sur des projets pétroliers en Alberta.