Le 22 mai, le gouvernement américain a rendu publics 64 nouveaux dossiers liés aux ovnis et aux phénomènes aériens inexpliqués (UAP), répondant ainsi à une demande de Donald Trump. Ces dossiers comprennent des vidéos de mauvaise qualité, des témoignages de citoyens et, notamment, le récit d'une expérience vécue par un agent des services de renseignement qui l'a laissé « pratiquement sans voix ». » Ces documents, dont le président américain Donald Trump avait ordonné la déclassification par décret plus tôt en 2025, ont été publiés sur le site du Pentagone dédié aux ovnis. Au total, cette deuxième série de documents comprend six rapports au format PDF, sept fichiers audio et 51 fichiers vidéo, dont aucun ne fournit de preuve concluante de l'existence d'ovnis ni d'analyses officielles. Les vidéos montrent des images prises depuis des avions militaires ou des navires de guerre, chaque clip étant accompagné d'une description détaillée.
Cette publication intervient à peine deux semaines après que le Pentagone a publié la première série de documents, de photos et de vidéos sur son site web UFP spécialement conçu à cet effet. Cette première série comprenait également des rapports au format PDF et des vidéos militaires, mais aussi des rencontres étranges faites par des pilotes militaires, et même des photos issues de missions de la NASA. Le Pentagone a tenu à préciser que « les lecteurs ne doivent interpréter aucune partie de cette description comme reflétant un jugement analytique, une conclusion d'enquête ou une détermination factuelle concernant la validité, la nature ou l'importance de l'événement décrit ».
Détails des fichiers
Les 51 vidéos publiées comprennent toutes des images granuleuses et difficiles à déchiffrer, capturées par des capteurs et des caméras militaires. Ces images familières sont désormais monnaie courante, ce qui a conduit certaines personnes à remettre en question la validité des vidéos. Dans la description accompagnant les vidéos, le Pentagone a noté que ces images avaient été demandées par des membres de la Chambre des représentants en mars. Les descriptions indiquent également quand et où les vidéos ont été tournées. Toutes les vidéos ont été trouvées par le Bureau de résolution des anomalies tous domaines confondus (AARO). Le Pentagone a également noté que « [b]eaucoup de ces documents ne disposent pas d'une chaîne de conservation étayée », ce qui signifie que leur validité n'a pas pu être correctement confirmée.
Une vidéo qui a fait le buzz en ligne semble montrer un avion de chasse américain abattant un UAP au-dessus du lac Huron. Datée de 2023, la vidéo montre un objet en forme de ballon explosant après avoir été touché par une roquette. L'incident s'est produit peu après qu'un ballon espion chinois a survolé les États-Unis, suscitant l'inquiétude au sein du Pentagone. Les premiers rapports indiquent que le ballon visible dans la vidéo était très probablement contrôlé par des amateurs. Une vidéo datant de 2022, dont le lieu n'est pas précisé, montre plusieurs objets sphériques entrant et sortant de l'eau près d'un sous-marin. Bon nombre des vidéos diffusées sont géolocalisées dans le golfe Persique entre 2018 et 2023. De nombreuses descriptions émettent l'hypothèse que ces UAP sont d'origine iranienne.
Un officier du renseignement sous le choc
Le dossier le plus intéressant publié dans cette deuxième tranche est un rapport au format PDF rédigé par un « officier supérieur du renseignement » en activité. Le récit indique que l'officier et son équipage ont vécu une « série de rencontres rapprochées avec des UAP durant plus d'une heure ». Selon le rapport, l'officier et son équipage se trouvaient à bord d'un hélicoptère militaire en 2025, enquêtant sur un signalement d'UAP, lorsqu'ils ont vécu ces rencontres. L'officier du renseignement a affirmé que lui et son équipage avaient repéré d'« innombrables » orbes orange flottant dans les airs avant de s'estomper dans le ciel. Selon l'officier du renseignement, deux orbes sont apparus près de leur hélicoptère, émettant une forte lumière orange.
« Au loin, nous avons vu d'innombrables orbes orange essaimer dans toutes les directions sur fond de montagne. Le spectacle a duré plusieurs minutes avant de s'estomper. Les pilotes et moi-même (à l'œil nu) avons observé deux grands orbes s'illuminer côte à côte, près de l'hélicoptère — immobiles et juste au-dessus du disque du rotor, à notre droite. Ils étaient de forme ovale, orange avec un centre blanc ou jaune, et émettaient de la lumière dans toutes les directions. »
Selon son récit, l'officier et son équipage sont restés « complètement sans voix » face à ce spectacle.
Fichiers audio intéressants
Des fichiers audio historiques intéressants ont également été rendus publics le 22 mai, déclassifiés à partir des archives de la NASA. Ces fichiers audio comprennent des extraits des missions Apollo et Mercury, détaillant d'étranges rencontres faites par des astronautes. Un extrait audio décrivait des objets ressemblant à des « flocons de neige » flottant près du vaisseau spatial. Un astronaute les a décrits comme des « lucioles ». Des analyses ultérieures de la NASA ont confirmé que ces observations étaient presque certainement de la condensation gelée se séparant de la coque du vaisseau spatial. Selon le Pentagone, « l'aspect blanc teinté de vert de ce phénomène résulte de la lumière du soleil se reflétant sur la condensation gelée. » Bien que cette observation fût de nature purement scientifique, les passionnés d'espace ont apprécié cet aperçu des coulisses de certaines missions historiques de la NASA.
Une simple diversion ?
Des critiques et des experts en politique étrangère ont émis des doutes quant aux motivations derrière la déclassification de ces dossiers par Trump. Bien qu'aucun de ces dossiers ne vienne en quoi que ce soit confirmer la présence d'extraterrestres, ils ont dominé l'actualité médiatique depuis leur publication. Présentés comme des « dossiers sur les ovnis », la plupart de ces documents ne concernent pas une éventuelle vie extraterrestre, mais simplement des avions et des drones potentiels appartenant à des rivaux étrangers des États-Unis. Il est clair que le Pentagone s'inquiète des progrès de l'Iran en matière de technologie des drones, et après la découverte d'un ballon espion lancé par la Chine au-dessus des États-Unis, le Pentagone ne cherche pas à prouver l'existence d'extraterrestres : ces dossiers relèvent simplement du renseignement militaire.
Les documents rendus publics par le Pentagone sont accessibles au public sur le site web du département américain de la Défense.