Le président Donald Trump a renouvelé ses attaques contre la presse dans un message publié sur Truth Social visant une journaliste du New York Times, utilisant un langage insultant et évoquant la possibilité d’une action en justice. Dans ce message, Trump a qualifié la journaliste de « ver » et de « crapule », poursuivant ainsi une tendance qui le voit régulièrement prendre pour cible des femmes travaillant dans les médias avec des remarques personnelles et dégradantes.Ces commentaires ont rapidement attiré l’attention des milieux politiques et médiatiques, mettant en évidence les tensions persistantes entre le président et les grands organes de presse, ainsi que de nouvelles inquiétudes quant au ton et aux implications de sa rhétorique à l’égard des journalistes femmes.
Les femmes journalistes
Donald Trump a franchi une nouvelle étape dans sa pratique consistant à s’en prendre aux femmes journalistes, en publiant un message sur Truth Social dans lequel il a utilisé un langage dégradant pour attaquer une journaliste du New York Times.
Dans ce message, Trump a qualifié la journaliste de « crapule » et de « ver de terre », intensifiant ainsi sa rhétorique à l’encontre d’une femme qui le couvre depuis des années. Ces commentaires ont rapidement attiré l’attention, s’inscrivant dans une tendance plus large où Trump a maintes fois pris pour cible des journalistes femmes en des termes personnels, utilisant souvent un langage qui va au-delà de la critique de leur travail et se concentre sur des insultes directes.
Le New York Times
La journaliste visée par ce message est Maggie Haberman, correspondante politique chevronnée au New York Times, qui couvre depuis longtemps la carrière politique et la présidence de Trump.
« Mag**t Hagerman, une énième journaliste minable du New York Times en déclin, s’obstine à écrire des articles mensongers à mon sujet, alors qu’elle sait parfaitement que la vérité est généralement tout le contraire de ce qu’elle raconte », a écrit Trump.
Maggie Haberman est l’une des journalistes les plus en vue couvrant l’actualité de Trump, et ses articles ont souvent détaillé les dynamiques internes, les risques juridiques et les processus décisionnels au sein de son entourage politique.
Procès
Le message de Trump oscillait entre attaques personnelles et menaces juridiques, laissant entendre qu’il pourrait faire dégénérer la situation au-delà des simples propos.
« Quoi qu’il en soit, j’envisage d’ajouter Maggot, ainsi que certains de ses « associés », à mon procès intenté en Floride contre le Times, qui, à ma grande satisfaction, semble bien avancer », a écrit Trump.
Le procès en question s’inscrit dans le cadre du conflit juridique qui l’oppose actuellement au New York Times, qu’il accuse de diffamation.
Les analystes juridiques ont fait remarquer que ce type d’affaires est difficile à gagner, en particulier lorsqu’elles impliquent des personnalités publiques et des organes de presse reconnus.
Une biographie à succès
Ces derniers mois, les reportages de Mme Haberman ont porté principalement sur la stratégie politique de Trump, ses démêlés judiciaires et sa gestion des grands enjeux internationaux, notamment les conflits impliquant les États-Unis.
Ses reportages s’appuient souvent sur des sources proches des discussions internes et décrivent les tensions au sein de l’entourage de Trump ainsi que son approche des médias et de la communication.
Haberman est également l’auteure de Confidence Man: The Making of Donald Trump and the Breaking of America, une biographie à succès qui retrace son ascension et sa présidence.
Un schéma récurrent
Ce dernier message met également en évidence une tendance récurrente dans les déclarations publiques de Trump, qui cible de manière disproportionnée les journalistes femmes en leur adressant des insultes personnelles.
Au fil du temps, plusieurs femmes travaillant dans les médias ont été prises pour cible par Trump de la même manière, notamment des journalistes de CNN, d’ABC News et de NBC.
Les détracteurs font valoir que le langage utilisé dans ces cas-là passe souvent de la critique des reportages à l’attaque de la personne, les femmes journalistes étant plus fréquemment victimes d’un langage sexiste ou dégradant. Ce schéma a été largement documenté et reste un sujet de préoccupation parmi les observateurs des médias.
Un environnement hostile
Les organisations de défense de la liberté de la presse et les associations de journalistes ont averti que les attaques répétées contre les femmes journalistes pouvaient contribuer à créer un climat hostile et accroître le risque de harcèlement.
Ils font valoir que ce type de discours de la part d’un président en exercice a des implications plus larges qui dépassent le cadre des différends individuels avec des journalistes.
Alors que Trump et ses alliés continuent de présenter ces commentaires comme une critique de la partialité des médias, l’attention répétée portée à des femmes journalistes en particulier et le ton utilisé dans ces attaques ont alimenté le débat en cours sur le traitement réservé aux femmes dans le journalisme politique et sur les relations entre la Maison Blanche et la presse.