Le DOW chute de 1 000 points alors que les marchés réagissent à la guerre contre l’Iran
Une vente flash mondiale est en cours à Wall Street après que les attaques de Donald Trump et Benjamin Netanyahu contre l’Iran aient menacé plusieurs marchés mondiaux. Le 3 mars, Wall Street a ouvert sur une vague de ventes mondiale, les actions ayant chuté alors que l’ingérence américaine au Moyen-Orient provoquait la panique sur plusieurs marchés mondiaux.
Le prix de l’essence aux États-Unis a grimpé de 11 cents du jour au lendemain, et le baril de pétrole brut a atteint des prix presque préjudiciables. Les experts financiers affirment que la hausse des prix du pétrole aggravera l’inflation pour les consommateurs et les entreprises américains.
Chute des indices S&P et DOW
Dans la demi-heure qui a suivi l’ouverture des marchés le 3 mars, l’indice Dow Jones Industrial Average avait chuté de 1 048 points, soit 2,1 %. Le S&P a perdu 2 % à l’ouverture des marchés, et le Nasdaq a également reculé de 2,1 %.
Le 2 mars, les marchés ont ouvert en baisse, mais l’économie américaine a réussi à se redresser, et le DOW, le S&P et le Nasdaq ont tous terminé en légère hausse. Les marchés mondiaux ont connu une situation pire encore, l’indice boursier coréen Kospi plongeant de 7,2 % et le Nikkei 225 japonais chutant de 3,1 %. Les pays qui dépendent de l’énergie des Émirats arabes unis et du Koweït ont vu leurs marchés chuter plus sévèrement.
Prix du pétrole
Lorsque les marchés ont ouvert le 2 mars, au lendemain des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les prix du pétrole ont augmenté, mais sont restés bien en dessous du seuil critique de 100 dollars le baril. Le 3 mars, les prix se sont rapprochés de cette ligne. Le Brent, référence internationale pour les prix du pétrole, a atteint 83,58 dollars, tandis que le baril de brut américain de référence a atteint 76,64 dollars. Le principal facteur à l’origine de la hausse du prix du brut est l’attaque de l’Iran contre l’Arabie saoudite. Avec l’attaque de l’ambassade américaine à Riyad le 2 mars, ce centre énergétique stable est menacé. Les Américains paient la hausse du prix du brut à la pompe, le prix de l’essence ayant augmenté de 11 cents dans la nuit du 2 mars. Les experts s’inquiètent également de la sécurité du détroit d’Ormuz, un détroit étroit au large des côtes iraniennes qui transporte près d’un cinquième de tout le pétrole mondial.
Les gagnants du jour, les inquiétudes du Trésor américain
Wall Street a vu très peu de gagnants le 3 mars, mais parmi la courte liste figurait le distributeur alimentaire américain Target, qui a progressé de 3,3 % après avoir surpris avec ses bénéfices du quatrième trimestre. Toutefois, les rendements des bons du Trésor américain continuent d’inquiéter les experts alors que l’inflation augmente. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a bondi à 4,09 %, contre 4,05 % à la fin du 2 mars et seulement 3,97 % le 27 février, avant la guerre contre l’Iran. La hausse des rendements des bons du Trésor se traduit par des prêts plus coûteux pour les consommateurs et les entreprises américains. Cette hausse aura un impact sur les prêts dans tous les secteurs, des prêts hypothécaires à l’assurance obligataire. Lorsque les rendements des bons du Trésor augmentent, cela fait également baisser le prix de l’or, qui a chuté de 4,9 % à l’ouverture des marchés le 3 mars. L’or avait connu une progression constante, conservant une valeur supérieure à 5 300 dollars américains, mais son prix est tombé à 5 053,30 dollars le 3 mars.
Taux d'intérêt concernés
Avec une inflation qui augmente à un rythme inquiétant, cette hausse pourrait finir par paralyser la Réserve fédérale, l’empêchant de baisser les taux d’intérêt comme Donald Trump l’avait promis.
La Réserve fédérale a réussi à baisser légèrement les taux d’intérêt à plusieurs reprises en 2025 et avait indiqué que d’autres baisses étaient à venir en 2026, mais avec la hausse de l’inflation et des rendements des bons du Trésor, ces baisses pourraient aggraver encore davantage l’inflation. Au lieu de prévoir des baisses au printemps, les experts financiers repoussent désormais leurs prévisions jusqu’à l’été. Trump souhaite que la Réserve fédérale réduise les taux d’intérêt quoi qu’il arrive, mais la Fed tergiverse, ne voulant pas risquer de nuire à l’économie plus que Trump ne l’a déjà fait. On s’attend à ce que, au minimum, les taux restent inchangés jusqu’à la fin de la guerre de Trump contre l’Iran.
Les États-Unis et Israël attaquent l'Iran
Le 28 février 2026, le gouvernement américain et Israël ont mené une opération conjointe en Iran, après quoi les États-Unis ont déclaré être en guerre avec ce pays. Ces attaques ont déclenché des représailles de la part de l’Iran, qui a pris pour cible des bases militaires américaines et israéliennes à travers le Moyen-Orient.
Selon Donald Trump, cette guerre n’a pas de calendrier précis et les États-Unis poursuivront leurs opérations dans le pays jusqu’à ce qu’ils constatent un changement de régime significatif et la fin du programme nucléaire présumé de l’Iran.
Une guerre sans calendrier
Les frappes américaines et israéliennes ont tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei, dès le premier jour de la guerre. Khamenei a recouru à une violence meurtrière contre les manifestants civils à Téhéran, et son assassinat a été le seul élément positif de l’intervention illégale de Donald Trump. Tout comme Maduro au Venezuela, Ali Khamenei était un dirigeant cruel et impopulaire, la majorité du pays souhaitant son départ.
Selon Trump, sa guerre contre l’Iran n’a pas de calendrier précis, et les États-Unis continueront à frapper le pays jusqu’à ce qu’ils obtiennent un changement de régime, la fin du programme nucléaire iranien et la certitude que l’Iran ne représente plus une « menace immédiate ». L’Iran est en proie à des troubles depuis près d’un an, les civils protestant contre le gouvernement du pays, et celui-ci répondant par la violence à l’encontre des civils.