Donald Trump a attaqué le spectacle de Bad Bunny à la mi-temps du Super Bowl LX dans un message furieux publié sur Truth Social, qualifiant la performance d’« absolument terrible », de « l’une des pires de tous les temps » et d’« affront à la grandeur de l’Amérique ».
Il a également qualifié le spectacle de « gifle » pour le pays, critiquant les paroles en espagnol et la chorégraphie.
La performance de Bad Bunny, mise en scène à Santa Clara, en Californie, a délivré un message d’unité à travers les Amériques, avec la phrase « Ensemble, nous sommes l’Amérique » et le message « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour » affiché sur l’écran géant. Malgré les réactions négatives, le spectacle est devenu la performance de mi-temps la plus regardée de l’histoire.
Sur Truth Social
Donald Trump a vivement critiqué le spectacle de Bad Bunny lors de la mi-temps du Super Bowl LX dimanche soir, le qualifiant de « l’un des pires de tous les temps » et d’« affront à la grandeur de l’Amérique » dans un long message publié sur Truth Social. Le président n’a pas assisté au match à Santa Clara, en Californie, mais l’a regardé depuis un rassemblement privé en Floride, selon CNN.
Ses commentaires ont été publiés peu après la fin du spectacle de la mi-temps diffusé sur Apple Music, alors que des millions de téléspectateurs réagissaient en ligne. La déclaration de Trump a rapidement attiré l’attention en raison de son ton agressif et du fait qu’elle allait bien au-delà d’une simple critique du spectacle, abordant également la culture, les médias et la politique.
L'un des pires
Dans l’introduction de son message sur Truth Social, Trump a directement attaqué la performance, écrivant : « Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument terrible, l’un des pires de tous les temps ! Il n’a aucun sens, il est un affront à la grandeur de l’Amérique et ne représente pas nos normes de réussite, de créativité ou d’excellence. » Il a ensuite ciblé la performance en espagnol de Bad Bunny, déclarant : « Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type. »
Trump a également critiqué la chorégraphie, la qualifiant de « dégoûtante », et a fait valoir qu’elle était inappropriée « en particulier pour les jeunes enfants qui la regardent partout aux États-Unis et dans le monde entier ». Ses commentaires ont présenté le spectacle comme étant à la fois offensant et culturellement inacceptable.
Une « gifle »
Trump a ensuite poussé la critique plus loin en présentant le spectacle de la mi-temps comme une insulte nationale. Il a écrit : « Ce « spectacle » n’est qu’une « gifle » à notre pays, qui établit chaque jour de nouvelles normes et de nouveaux records. » Il a ensuite répété l’idée que la performance symbolisait un manque de respect envers les États-Unis.
Trump a lié cette question à un message économique, ajoutant : « y compris le meilleur marché boursier et les meilleurs plans d’épargne retraite 401(k) de l’histoire ! » Il a également accusé les médias d’être déconnectés de l’opinion publique, écrivant : « Il recevra d’excellentes critiques de la part des médias diffusant de fausses informations, car ils n’ont aucune idée de ce qui se passe dans le MONDE RÉEL. » Le message se terminait par son slogan de campagne.
Son répertoire en espagnol
Le spectacle de Bad Bunny à la mi-temps a présenté un ton différent, combinant spectacle et symbolisme politique et culturel. Né Benito Antonio Martínez Ocasio, la superstar portoricaine a interprété une sélection de ses plus grands succès tout en utilisant des effets visuels spectaculaires et une mise en scène théâtrale liée aux thèmes de son répertoire en espagnol. Plusieurs stars de renom sont apparues pendant le spectacle, notamment Lady Gaga et Ricky Martin. Au cours de la performance, Bad Bunny a délivré un message qui élargissait la signification de l’expression « God bless America » en l’appliquant à l’ensemble du continent. « God bless America, que ce soit le Chili, l’Argentine », a-t-il déclaré, avant d’énumérer plus de 20 pays d’Amérique du Nord et du Sud.
Messages directs d'unité
La performance a également affiché des messages directs d’unité. À un moment donné, un ballon de football a affiché la phrase « Ensemble, nous sommes l’Amérique », tandis que l’écran géant du stade affichait « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour ». Bad Bunny se tenait à côté du drapeau américain et du drapeau portoricain, soulignant le statut de Porto Rico en tant que territoire américain. L’utilisation de l’espagnol dans le spectacle a également attiré l’attention, surtout après que Trump se soit plaint de cette langue. Pourtant, les États-Unis comptent l’une des plus grandes populations hispanophones au monde, avec plus de 41,8 millions de personnes parlant espagnol à la maison, selon les données du Bureau du recensement citées par CNN. Le spectacle a fait l’objet de vives réactions pendant des mois, notamment de la part de conservateurs qui ont organisé des événements concurrents.
Le spectacle de mi-temps le plus regardé
La controverse autour du spectacle de la mi-temps ne l’a pas empêché de battre des records. La performance de Bad Bunny lors de la mi-temps du Super Bowl LX, le 8 février 2026, est devenue le spectacle de mi-temps le plus regardé de l’histoire, attirant environ 135,4 millions de téléspectateurs. Ce chiffre a dépassé le précédent record détenu par Kendrick Lamar en 2025, qui avait atteint 133,5 millions de téléspectateurs, ainsi que celui de Michael Jackson en 1993, estimé à 133,4 millions. Cette audience record a mis en évidence l’intérêt du public pour la prestation de Bad Bunny, malgré l’intensification des critiques politiques. Ce record d’audience a également renforcé la portée mondiale de Bad Bunny, l’artiste restant l’un des artistes les plus écoutés au monde.