20 tendances oubliées en matière de robes de mariée qui faisaient autrefois fureur devant l’autel
Il y a quelques années, j’avais l’impression d’être sous le charme de la série « Say Yes to the Dress », que je regardais en boucle. Je pouvais passer des heures à observer les futures mariées hésiter entre robes sirène, robes de bal, décolletés en cœur, manches en dentelle et robes dont le prix dépassait, d’une manière ou d’une autre, celui d’une voiture. Et même si je me suis forgé des opinions sur les robes de mariée alors que je n’avais absolument aucune raison de le faire, je ne me suis jamais vraiment demandé à quel point la robe de mariée « parfaite » avait évolué au fil du temps. Après tout, l’essentiel était que la mariée aime ce qu’elle portait ! Cela dit, voici 20 tendances de robes de mariée que les futures mariées adoraient avant 1960, bien avant que quiconque ne dispose d’une conseillère en mariage pour leur demander si elles « disaient oui à la robe ».
1. Avant que le blanc ne devienne la couleur de prédilection, les mariées portaient leur plus belle robe
Avant 1840, la plupart des mariées n’avaient pas de robe de mariée. Elles se mariaient simplement dans leur plus belle robe, généralement bleue, grise, verte ou marron, et portaient cette même robe à l’église ou lors des jours fériés après le mariage. Pour la plupart des gens, acheter une robe pour une seule journée n’avait tout simplement aucun sens à cette époque.
2. Victoria n'a pas inventé le blanc, elle l'a commercialisé
La reine Victoria s’est mariée le 10 février 1840, vêtue d’une robe en satin de soie blanc de Spitalfields, bordée de dentelle de Honiton. Il ne s’agissait pas d’un geste romantique ; elle avait choisi ces matières parce qu’elle souhaitait soutenir l’industrie britannique du tissage et de la dentellerie. Les journaux et les illustrations ont diffusé cette image partout, et le blanc est rapidement devenu une couleur à laquelle on aspirait. Elle n’était même pas la première. Marie, reine d’Écosse, portait du blanc dès 1558. Victoria l’a simplement rendu à la mode.
3. Les armatures en acier ont permis aux mariées d'arborer leurs jupes les plus volumineuses à ce jour
Lorsque, dans les années 1850 et 1860, les femmes ont troqué leurs nombreux jupons épais contre la crinoline à armature métallique, elles ont ainsi acquis une armature légère qui donnait à leurs jupes une forme de large dôme. Cela permettait aux robes de s’épanouir sans traîner par terre. La métallurgie industrielle avait fait son entrée dans la mode nuptiale !
4. La mode a déplacé le volume vers l'arrière
Dans les années 1870 et 1880, la crinoline ronde fut remplacée par le bustier, un accessoire qui faisait ressortir l’arrière de la jupe tout en conservant un devant plus plat et d’apparence plus modeste. Souvent constitué d’une armature en fil de fer ou de rembourrage, le bustier maintenait la forme en place. Il n’était pas toujours confortable ni pratique, mais c’était la mode de l’époque.
5. Les manches bouffantes et les fleurs en cire ont marqué les années 1890
Dans les années 1890, les robes de mariée arboraient des manches « à la mouton », bouffantes et rembourrées au niveau des épaules, mais se rétrécissant vers le poignet. Parfois, la manche était rigidifiée à l’aide de bucram ou de plumes. Des années 1840 aux années 1930, une mariée pouvait porter sur la tête une guirlande de fleurs d’oranger en cire, un substitut moins coûteux aux véritables fleurs provenant de contrées lointaines. Ces fleurs duraient plus longtemps que les manches.
6. Le corset qui courbait les mariées en forme de « S »
De 1900 à 1910, les mariées de l’époque édouardienne portaient des corsets à devant droit, créés par la médecin française Inès Gâches-Sarraute afin de soulager la pression abdominale. Ces corsets faisaient ressortir la poitrine et reculaient les hanches, créant ainsi une silhouette que les historiens de la mode ont depuis baptisée rétrospectivement « courbe en S », un nom qu’aucune mariée édouardienne n’a jamais utilisé. Elle correspond exactement à ce que son nom suggère ! Des cols en dentelle à baleines hautes, boutonnés jusqu’au menton, complétaient la tenue.
7. Poiret a supprimé le corset de la mode nuptiale
Entre 1910 et 1918, les robes de mariée ont pris des formes plus fluides, avec des tailles empire et des tuniques en mousseline transparente portées par-dessus des jupons en soie, sous l’influence du couturier français Paul Poiret, qui avait abandonné le corset. Certaines mariées portaient une « coiffe de Juliette », un bonnet moulant en dentelle ou en tulle inspiré des costumes de théâtre shakespeariens. Ce choix est resté populaire tout au long des années 1920.
8. Dans les années 1920, les mariées ont complètement abandonné le corset
Dans les années 1920, certaines mariées ne portaient pas de corsets. Elles optaient plutôt pour des robes tubulaires à taille basse, qui tombaient librement sur les hanches, sans taille marquée. Celle-ci est sans aucun doute destinée aux femmes qui n’aiment pas être serrées comme un moulin à café !
9. Dans les années 1920, les ourlets se sont raccourcis, mais jamais à ce point
Dans les années 1920, pour la première fois dans l’histoire récente de l’Occident, les ourlets des robes de mariée ont commencé à remonter, dévoilant le mollet et la cheville. Ils arrivaient souvent à mi-mollet, à la cheville ou à la longueur « thé », parfois plus courts à l’avant et s’évasant plus long à l’arrière. Mais même à cette époque, les ourlets ne dépassaient pas le genou. La mini-robe de mariée au-dessus du genou n’est apparue que plusieurs décennies plus tard.
10. Les perles décoratives et les chapeaux cloche ont envahi l’autel
À la suite de l’Exposition des arts décoratifs de Paris de 1925, les robes de mariée se sont mises à être ornées de perles de verre géométriques, de paillettes et de fils métalliques, disposés en motifs en chevron et en rayons de soleil. De nombreuses mariées ont troqué le voile contre un chapeau cloche en soie ou en satin, le modèle très en vogue cette décennie-là, à la fois épuré et bien ajusté.
11. Vionnet a coupé le tissu en diagonale, et tout a changé
Dans les années 1930, les mariées privilégiaient les robes à coupe en biais, popularisées par la créatrice française Madeleine Vionnet. Le tissu était coupé à un angle de 45 degrés, ce qui lui permettait de tomber en plis élégants épousant les courbes du corps. Il n’y avait ni corsets ni armatures lourdes, seulement du satin souple et fluide qui épousait parfaitement les formes du corps. On était bien loin du style carré des années 1920.
12. En pleine crise économique, les futures mariées achetaient des robes qu'elles pouvaient reteindre
Les importations de soie étant coûteuses pendant la Grande Dépression, les fabricants de textiles ont lancé la rayonne synthétique, surnommée « soie artificielle », permettant ainsi aux futures mariées soucieuses de leur budget d’acheter à bas prix des robes fluides aux allures de satin. Certaines portaient délibérément des robes en rayonne unies, blanches ou ivoire, dans l’intention de les teindre ensuite en couleur foncée pour les transformer en robe de soirée (une astuce géniale). Des bouquets de lys calla, tenus à la main, venaient parachever le look.
13. Les mariées américaines ont choisi de porter des costumes, personne ne les y a obligées
De 1940 à 1945, les Américaines se mariaient de plus en plus souvent dans des tailleurs pratiques en laine ou en rayonne et dans des robes de jour, plutôt que dans les robes blanches traditionnelles. Ce n’était pas obligatoire, et personne n’insistait pour qu’elles le fassent. La pénurie de tissu due à la guerre, les contraintes de temps imposées par les permissions militaires et un esprit d’économie général ont fait de ce choix de tailleur ou de robe une pratique courante.
14. Les robes de mariée fabriquées en Grande-Bretagne coûtent 11 coupons
Le rationnement des vêtements en temps de guerre en Grande-Bretagne obligeait les futures mariées à remettre environ 11 coupons pour une robe de mariée, sur un quota annuel qui était tombé à seulement 24 coupons en 1945. Il ne s’agissait pas d’une simple recommandation : c’était une obligation imposée par le ministère du Commerce. En conséquence, de nombreuses futures mariées britanniques n’avaient tout simplement pas les moyens d’acheter une robe de mariée neuve et devaient se contenter de porter un tailleur ou une robe empruntée.
15. Non, les États-Unis n’ont jamais interdit les robes de mariée blanches
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les mariées américaines portaient des tailleurs uniquement en raison des pénuries et par souci d’économie. En 1942, le Conseil américain de production de guerre a publié une directive, l’arrêté L-85, qui limitait la quantité de tissu pouvant être utilisée pour la confection de tous les types de vêtements. Les robes de mariée faisaient toutefois exception, au même titre que les vêtements de maternité et les vêtements liturgiques.
16. La robe « parachute » était un atout, pas un raccourci
De 1943 à 1948, certaines mariées se faisaient confectionner leur robe de mariée à partir de parachutes militaires de surplus, en soie ou en nylon synthétique. Aucun bon de rationnement n’étant nécessaire, puisqu’il ne s’agissait pas de tissu neuf, la robe de mariée en parachute était un luxe très convoité.
17. Dior a remis le tissu au goût du jour
Après le lancement du « New Look » de Christian Dior en 1947, les robes de mariée des années 1950 se caractérisaient par une taille cintrée et des jupes très amples, soutenues par de nombreuses couches de tulle, d’organza et de jupons en crinoline, marquant ainsi un retour à l’utilisation somptueuse des tissus après des années d’austérité due à la guerre. Le volume et le côté solennel faisaient leur grand retour !
18. Comment les mariées en robe sans bretelles ont contourné les règles de l'Église
Bien que les décolletés en cœur sans bretelles aient fait fureur dans les années 1950, de nombreuses églises interdisaient aux mariées de dévoiler leurs épaules nues devant l’autel. Une astuce très répandue consistait à enfiler un boléro en dentelle amovible ou un voile en tulle transparent pendant la cérémonie, puis à l’enlever une fois celle-ci terminée. Les mariées portaient des gants dotés d’une minuscule fente au niveau de l’annulaire, ce qui leur permettait d’enfiler leur bague sans avoir à retirer le gant.
19. C'est Balmain, et non Givenchy, qui a habillé Hepburn
Audrey Hepburn a épousé Mel Ferrer en 1954 dans une robe mi-longue à col haut et large ceinture signée Pierre Balmain. La plupart des gens pensent qu’elle a été conçue par Hubert de Givenchy, qui l’a habillée dans bon nombre de ses films, mais ce n’est en réalité pas lui qui a créé sa véritable robe de mariée. C’était Balmain.
20. La robe de Grace Kelly était une tenue hollywoodienne, et non une création de couture
Grace Kelly a épousé le prince Rainier III de Monaco le 19 avril 1956, dans une robe composée de quatre pièces, confectionnée à partir d’une dentelle ancienne de Bruxelles « rose point » vieille de 125 ans, de faille de soie et de milliers de perles de rocaille. On l’attribue encore souvent à Givenchy ou à Dior. Elle a été réalisée par Helen Rose, sa costumière hollywoodienne, spécialement pour ce jour unique.
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