
Les allégations d’ingérence de l’Inde en faveur de Poilievre lors de la course à la direction des conservateurs en 2022 suscitent de vives inquiétudes, d’autant plus que le CSIS n’a pas pu transmettre cette information à Poilievre en raison de son refus de prendre sa cote de sécurité.
Ingérence étrangère

À environ un mois des élections, Pierre Poilievre persiste à refuser d’obtenir sa cote de sécurité, alors que lui et son parti sont plongés dans des allégations d’ingérence étrangère de l’Inde depuis 2022.
Un prétendant sérieux

Le chef du Parti conservateur, qui suscite aussi des préoccupations en raison de ses affinités évidentes avec les politiques de Trump, actuellement en train de transformer les États-Unis en un régime de plus en plus autoritaire, continue de se présenter comme un prétendant sérieux au poste de premier ministre.
De répondre aux questions

Cependant, nombreux sont ceux qui estiment que son refus de prendre sa cote de sécurité a pour but d’éviter de répondre aux questions des Canadiens sur ces graves accusations.
Le Globe and Mail

Le Globe and Mail rapporte qu’une source du CSIS indique que les accusations d’ingérence de l’Inde en faveur de Poilievre lors de la course à la direction des conservateurs en 2022 suscitent une vive inquiétude.
Son refus

Le CSIS n’a carrément pas pu partager cette information avec Poilievre en raison de son refus de prendre sa cote de sécurité. Le candidat est donc demeuré dans l’ignorance, volontairement.
Des questions majeures

Des informations laissent entendre que des membres du gouvernement indien auraient cherché à influencer les résultats en soutenant certains candidats conservateurs, ce qui soulève des questions majeures sur l’intégrité du processus démocratique au sein du Parti conservateur et sur les liens possibles entre certains élus et des acteurs étrangers.
La collecte de fonds et l’organisation

Selon des sources du Globe and Mail, des agents indiens auraient été impliqués dans la collecte de fonds et l’organisation au sein de la communauté sud-asiatique du Canada pour soutenir Poilievre lors de la course qui a conduit à sa victoire à la direction du Parti conservateur du Canada en 2022.
En pleine campagne pour devenir premier ministre

Ces informations ont rapidement circulé parmi les membres du gouvernement avec une habilitation de sécurité, mais Poilievre semble éviter d’y accéder depuis 2022. Il semble vouloir délibérément ignorer des éléments compromettants, alors qu’il est le chef de l’opposition et désormais en pleine campagne pour devenir premier ministre du Canada.
«Incompréhensible et irresponsable», selon Carney

Mark Carney a réagi vivement au refus de Pierre Poilievre d’obtenir sa cote de sécurité, qualifiant sa décision de «totalement incompréhensible et irresponsable».
La sécurité du pays

Il a ajouté: «En temps normal, en période de paix, c’est déjà inacceptable. Mais à ce moment de notre histoire, où nous faisons face aux plus grandes menaces que nos générations aient connues, il doit répondre de son refus». Selon Carney, ce comportement met en péril la sécurité du pays et la responsabilité des leaders politiques.
Des interrogations

Selon les protocoles établis, les leaders politiques doivent obtenir une habilitation de sécurité pour être pleinement informés des enjeux de sécurité nationale et accéder aux informations classifiées. Le refus de Poilievre suscite des interrogations sur sa capacité à appréhender les enjeux sensibles du Canada et sur ses responsabilités, notamment face aux menaces considérables liées à la situation avec Trump.