
Une juge de l’État de Floride a ordonné, le jeudi 21 août, le démantèlement du centre de détention pour migrants surnommé l’«Alcatraz des alligators».
Un symbole de répression migratoire

Ce centre de détention, situé sur un aérodrome abandonné au milieu des marécages des Everglades – une zone protégée – avait été construit en juin à la hâte. Il était un des symboles majeurs de la politique répressive en matière d’immigration du président américain Donald Trump.
Construit sans études d'impact environnemental

Cette décision de justice découle d’une plainte déposée en juin par deux associations: «Friends of the Everglades» et «Center for Biological Diversity». Ces dernières accusaient le gouvernement d’avoir construit le centre sans avoir effectué d’études d’impact environnemental au préalable.
La tribu autochtone des Miccosukee dénonce

La tribu autochtone des Miccosukee de Floride s’était jointe à la plainte, soutenant que «les rejets provenant du centre risquaient de polluer leur territoire, situé à quelques kilomètres en aval, et menaçaient les plantes utilisées à des fins cérémonielles et médicinales».
Soixante jours pour démanteler

La juge Kathleen Williams a donné soixante jours à l’administration Trump pour «retirer toutes les grandes installations du site, en particulier les clôtures, les dispositifs d’éclairage, les générateurs électriques et les systèmes d’évacuations des eaux usées», rapporte The Wall Street Journal.
Aucun nouveau détenu sur le site

Elle a interdit «d’amener toute nouvelle personne sur le site qui n’était pas déjà détenue sur place au moment où cette ordonnance a pris effet».
La suspension de toute nouvelle construction

Début août, la juge avait déjà ordonné la suspension temporaire de toute nouvelle construction dans le centre.
Les mauvaises conditions de détention

Depuis son entrée en service, de nombreuses personnes ont dénoncé les mauvaises conditions de détention d’«Alcatraz des alligators». «Même un animal ne serait pas traité ainsi C’est de la torture», a raconté à l’AFP Luis Gonzales au téléphone depuis le centre.
Manque d’hygiène et températures extrêmes

Ce dernier affirmait que sa cellule était rarement nettoyée et qu’il la partageait avec une trentaine de personnes La température y était caniculaire le jour et glaciale la nuit, a rapporté Gonzales.