Québec 2026: 127 circonscriptions, des courses plus serrées que jamais

Québec 2026: 127 circonscriptions, des courses plus serrées que jamais
Crédit: Le vote populaire ne raconte jamais toute l’histoire
  • Le sondage ne raconte pas toute l'histoire.
  • 127 circonscriptions, autant de batailles.
  • Certaines régions pourraient complètement surprendre.
  • La CAQ joue gros dans plusieurs secteurs.
  • Lundi, la carte pourrait réserver des surprises.

À deux jours du vote, les chiffres donnent une première idée du rapport de force, mais ils ne racontent pas toute l'histoire. Parce qu'au Québec, une élection ne se gagne pas uniquement avec un pourcentage à l'échelle de la province. Elle se joue dans 127 circonscriptions, une à une, avec des réalités parfois complètement différentes.

Et cette année, la carte est particulièrement éclatée. Le PQ mène dans les intentions de vote, mais plusieurs autres formations peuvent encore espérer faire élire des candidats dans des secteurs où la course demeure serrée. Selon les projections de Qc125 mises à jour le 2 octobre, 17 circonscriptions sont considérées comme des «pivots», auxquelles s'ajoutent 15 circonscriptions où la course est qualifiée d'«encline».

La région de Québec attire notamment l'attention. Le PCQ y a connu une progression importante au fil de la campagne et plusieurs circonscriptions de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale font partie des endroits à surveiller. Ailleurs, le PQ tente de transformer son avance dans les intentions de vote en gains concrets, pendant que le PLQ demeure particulièrement présent dans plusieurs circonscriptions montréalaises.

La CAQ, elle, joue une partie différente. Après avoir détenu un poids considérable à l'Assemblée nationale, elle doit maintenant défendre plusieurs de ses positions sur la carte.

Et c'est là que le 5 octobre deviendra vraiment intéressant.

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Une carte à plusieurs couleurs

Le Québec compte 127 circonscriptions pour cette élection, soit deux de plus que lors du précédent scrutin. La nouvelle carte électorale a notamment ajouté Bellefeuille et Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie.

Mais au-delà des nouvelles limites, ce sont les anciennes habitudes de vote qui pourraient être bousculées. Des circonscriptions traditionnellement associées à un parti peuvent devenir beaucoup plus disputées lorsque plusieurs formations se partagent les appuis.

En Estrie, par exemple, les luttes étaient décrites comme très serrées à quelques jours du vote, avec les cinq principaux partis présents dans différentes courses.

À Montréal, le PLQ et Québec solidaire demeurent des acteurs importants, alors que le PQ cherche aussi à faire des gains. Dans la grande région de Québec, le PCQ est particulièrement à surveiller. Et dans plusieurs circonscriptions où la CAQ avait bâti des majorités solides, le contexte de 2026 est maintenant bien différent.

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Le dernier sprint

Les chefs ont donc une dernière mission avant lundi: convaincre les électeurs qui hésitent encore, mais aussi s'assurer que leurs appuis se transforment réellement en votes dans les bonnes circonscriptions.

Paul St-Pierre Plamondon demande une majorité pour pouvoir réaliser son programme. Charles Milliard tente de consolider le vote libéral. Éric Duhaime veut transformer la poussée conservatrice en députés. Christine Fréchette cherche à sauver le plus de terrain possible pour la CAQ, tandis que Ruba Ghazal mise notamment sur ses appuis dans ses secteurs forts.

Tout cela explique pourquoi une élection peut donner une impression très différente selon qu'on regarde le Québec en entier ou qu'on descend au niveau d'une circonscription.

Dimanche soir, les pourcentages nous donneront la tendance. Lundi, ce seront les 127 petites cartes qui raconteront l'histoire.

Parce qu'en politique québécoise, cette fois, ce n'est peut-être pas seulement la carte qui est à jouer… c'est toute la donne.

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