Québec 2026: PSPP et Duhaime, le duo que la CAQ veut associer

Québec 2026: PSPP et Duhaime, le duo que la CAQ veut associer
Crédit: PSPP et Duhaime, rapprochement politique ou simple jeu électoral?
  • Fréchette voit une alliance se dessiner.
  • Ghazal parle plutôt de «bromance».
  • Plusieurs dossiers rapprochent PSPP et Duhaime.
  • Duhaime se dit ouvert à collaborer.
  • L'après-élection pourrait réserver des surprises.

Il aura suffi de quelques convergences pour qu'un nouveau duo fasse son apparition dans la campagne électorale. Depuis dimanche, Christine Fréchette tente de rapprocher dans l'esprit des électeurs Paul St-Pierre Plamondon et Éric Duhaime, parlant d'une «alliance» qui serait en train de se former entre le Parti québécois et le Parti conservateur. Ruba Ghazal a même sorti le mot «bromance».

Sur quoi repose cette lecture? D'abord sur la natalité. PSPP vient de proposer une prime annuelle de 350 $ à partir du troisième enfant, tandis qu'Éric Duhaime propose 100 $ par semaine par enfant aux parents qui choisissent de rester à la maison. Les deux chefs défendent aussi une réduction de la taille de l'État, même si leurs propositions et leurs visions ne sont pas identiques.

Puis il y a le TGV d'Alto. Les deux formations s'opposent au projet, ce qui permet à leurs adversaires de présenter cette convergence comme un avant-goût d'une possible collaboration à l'Assemblée nationale.

Mais voilà que Duhaime complique lui-même le scénario. Lundi matin, il a affirmé qu'il n'était pas question pour son parti de participer à un gouvernement de coalition, tout en se disant prêt à collaborer avec les quatre autres formations, selon les dossiers. Autrement dit, la «bromance» pourrait être à géométrie variable.

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Deux chemins qui se croisent

Le rapprochement dénoncé par Fréchette ne signifie donc pas que PSPP et Duhaime forment un bloc politique. Sur plusieurs questions, leurs positions demeurent différentes. Le débat sur la santé l'a d'ailleurs montré, alors que PSPP rejette l'idée que le privé constitue une solution magique, contrairement à l'approche défendue par Duhaime.

Ce qui change, c'est plutôt le regard porté sur les convergences. Pendant le Face-à-Face et le Grand Débat, PSPP a multiplié les points d'accord avec différents adversaires, tout en tentant de se présenter comme une solution gouvernementale crédible.

Et maintenant, ses adversaires commencent à utiliser ces rapprochements contre lui. Pour la CAQ comme pour QS, l'idée est simple: si le PQ et le PCQ se retrouvent sur plusieurs dossiers, les électeurs doivent le savoir.

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La grande question du 5 octobre

Le plus révélateur se trouve peut-être ailleurs. En parlant déjà de collaborations possibles après le scrutin, Duhaime ramène la campagne sur un terrain que les débats entre chefs laissent souvent dans l'ombre: que se passe-t-il lorsque les promesses doivent devenir des votes à l'Assemblée nationale?

Il ne promet pas de coalition. Il parle plutôt d'alliances «à la pièce», selon les enjeux. Et il affirme même qu'une telle collaboration pourrait se faire avec QS comme avec le PQ, la CAQ ou le PLQ.

À ce stade, PSPP et Duhaime ne forment pas un couple politique. Ils ont plutôt quelques dossiers où leurs chemins se croisent, ce que leurs adversaires ne manquent pas de souligner. Mais en campagne électorale, les rapprochements font parfois plus de bruit que les ruptures. Et à force de parler de «bromance», la CAQ risque surtout de donner à ses deux adversaires une chose précieuse: une place dans la même phrase. Reste à voir, le 5 octobre, si les électeurs feront de ce rapprochement une simple parenthèse… ou une nouvelle façon de compter les affinités politiques.

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